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ARDEMAGNI Massimo
Membre du groupe Libertá o Morte
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Nous reprenons la rédaction des biographies de chacun des anarchistes italiens dont le nom se trouve sur la liste "Libertá o Morte" du camp d’Argelès sur Mer, dressée par la police politique italienne le 8 août 1939. Les trois premières séries ont été publiées sur ce site dans la rubrique Groupe International et protagonistes du récit d’Antoine : LES VOLONTAIRES ITALIENS, (articles 387, 389 et 391 : http://gimenologues.org/spip.php?article387.
Cela s’inscrit dans le cadre de notre collaboration à la base de données sur le camp de concentration d’Argelès-sur-Mer, en cours de réalisation grâce à Grégory TUBAN, de Perpignan.
Toutes les notices sont le fruit d’un travail de recherche en collaboration avec Tobia Imperato de Turin et Rolf Dupuy de Paris. La traduction et la rédaction sont réalisées par Jackie, giménologue.

Massimo Ardemagni [1] est né le 7 septembre 1907 dans le quartier ouvrier de San Lazzaro à Piacenza, de Fortunato et Emilia Anelli. Son père est cheminot. En 1928 il fait son service militaire en Sardaigne dans l’artillerie. Dans sa jeunesse il exerce les métiers de menuisier, fumiste et maçon. En 1930, la préfecture lui délivre un passeport régulier et il se rend en France pour travailler. Il est déjà signalé comme antifasciste par l’OVRA qui le surveille. Il habite pendant quelques temps dans une auberge connue pour être fréquentée par des révolutionnaires italiens.
Installé à Paris il exerce son premier métier de menuisier dans une usine de construction de chaises en bois. Il vit dans des chambres louées. Il devient ensuite vernisseur de poteaux du réseau électrique, trouvant du travail auprès d’entreprises italiennes.

Fin 1935 il est arrêté pour non respect des lois sur le droit au séjour et doit partir de France. Il réussit par contre à se rendre introuvable en travaillant comme maçon aux alentours de Paris jusqu’en novembre 1936. Arrêté à nouveau par la police française il part en Espagne, et le même mois il rejoint la Colonne italienne sur le front d’Aragon. Le fait est confirmé dans une liste de Giusticia e libertà trouvée par la police italienne qui fait référence à un certain nombre d’Italiens entrés en Espagne pour combattre au côté de la jeune république ibérique. Il participe jusqu’à la fin au conflit espagnol et, comme de nombreux autres combattants, il est enfermé au camp d’Argelès-sur-Mer en avril 1939. Il est ensuite transféré à celui de Gurs, où il reste jusqu’en mars 1940.
Il intègre de force la 253ème Compagnie de Travailleurs Etrangers, supplétive de l’armée française dans le nord de la France et à Saint-Omer. Lors de la défaite de cette dernière, il est fait prisonnier par les Allemands et envoyé dans le camp de concentration de Sagan, près de la frontière allemande avec la Pologne.

En novembre 1940 Ardemagni est libéré et renvoyé en France près de Reims, puis remis à la police italienne à la frontière. Il est incarcéré à Piacenza, et le 29 août 1941 la Commission provinciale de détention l’assigne à résidence pour une période de trois ans dans l’île de Ventotene, d’où il sera libéré le lendemain de la chute du gouvernement de Mussolini.
Le 11 novembre 1943 il est à nouveau arrêté dans le but de l’intimider, et maintenu en prison quelques jours par la police de la nouvelle république de Salò.

Notes :

[1Franco Sprega, Ivano Tagliaferri, Los ITALIANOS, antifascisti nella la guerra civile spagnola, Infinito edizzione, Due Santi di San Marino, Roma, 2007 (page 94).


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