“Les Antifascistes allemands à Barcelone (1933-1939)

Le Groupe DAS : ses activités contre le réseau nazi et sur le front d’Aragon”
mercredi 16 février 2011
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D. Nelles, H. Piotrowski, U. Linse y Carlos García
Editorial Sintra, Barcelona 2010
430 Pág. 20 €. Isbn 978-84-934745-3-9

Une présentation de ce livre aura lieu à Barcelone (au CCCB, Centre de Culture Contemporaine de Barcelone), le VENDREDI 25 FÉVRIER 2011 à 19 heures en présence des auteurs.

Nous saluons la sortie de ce livre-document en espagnol sur l’action des volontaires allemands en Catalogne et en Aragon en 1933-1939, en espérant que cela tentera des éditeurs français car le sujet a été très peu traité jusqu’ici.

Grâce au récit d’Antoine Gimenez et avec l’aide de nombreux collaborateurs dont Dieter Nelles et Marianne Kröger, nous avions effectué quelques recherches sur les volontaires allemands en Espagne et notamment sur le DAS [1].
Nous sommes d’ailleurs toujours en panne quant à l’identification de Otto, l’ami allemand d’Antoine, qui aurait participé à la Résistance en France dans la région de Limoges [2].

Sur l’histoire du DAS en Espagne, on peut aussi se rapporter au précieux ouvrage en français de Marianne Enckell “Pour le bien de la révolution [3] paru en 2006 aux éditions du CIRA de Lausanne, dont l’une des parties est consacrée au journal d’Edi Gmür, volontaire suisse (de langue allemande) du Groupe International de la colonne Durruti.

Enfin grâce au livre “Barcelona Mayo 37. Testimonios desde las barricadas” de Carlos García, Harald Piotrowski et Sergi Roses, paru à Barcelone aux éditions Alikornio en 2006, on en apprend un peu plus sur les activités du DAS au moment de la bataille de Barcelone [4].

Les auteurs

On retrouve ici réunis les travaux de Dieter Nelles [5], d’Ulrich Linse, d’Harald Piotrowski et de Carlos García.

Dieter Nelles : il est précisé dans la présentation [voir texte plus loin] que l’idée du livre est née de la lecture de son article “La légion étrangère de la révolution. Anarcho-syndicalistes et volontaires allemands dans les milices anarchistes pendant la guerre civile espagnole”, reproduit dans le chapitre III. Dieter a aussi rédigé maintes notices biographiques dont celle d’Anne-Marie Götze [qui a épousé Stig Dagermann en 1943] et une notice sur la FAUD [Freie Arbeiter Union Deutschland], toutes placées en appendice du livre.

Ulrich Linse enseigne à l’Ecole Universitaire des sciences appliquées de Munich, dans la spécialité “Mouvements sociaux alternatifs depuis le deuxième Empire allemand jusqu’à la République fédérale allemande”. Il a rédigé le chapitre II intitulé : “Le groupe des anarcho-syndicalistes allemands (DAS) en Espagne”, et qui comporte deux parties :
- Espagnols dans l’exil allemand et Allemands en tant que touristes révolutionnaires en Espagne (1900-1933)
- Le groupe DAS à Barcelone de 1933 à 1936

Harald Piotrowski est licencié en philologie française et castillane, professeur d’allemand et traducteur. Il vit à Barcelone.
Carlos García est licencié en histoire, rédacteur en free-lance, et responsable des éditions Alikornio à Barcelone.
Tous deux ont rédigé huit des dix articles qui composent cet ouvrage. Le premier “Émigration allemande à Barcelone au début du XX° siècle” nous entraîne dans le sillage de “l’émigration juive” et des “internationalistes et subversifs” :
“Dans les années 1920, plus de 70 000 individus vagabondaient en Allemagne et ils seront deux millions dans les années trente, dont 80% de chômeurs. (…) Certains de ces vagabonds allemands, révolutionnaires ou simplement marginaux rejoignirent Barcelone. (…) ”.
Ils parcoururent sans doute les routes espagnoles à la façon de l’Anglais Laurie Lee qui évoque de jeunes musiciens allemands dans son livre remarquable “Un Beau matin d’été. Sur les chemins d’espagne 1935-1936” (pp.77-84). Lee fréquenta également, juste avant le début de la guerre civile, la colonie allemande de Málaga où tout le monde se méfiait de tout le monde…(pp.195-196).

Dans les chapitres IV à X, Harald et Carlos se sont intéressés successivement à “La lutte pour le contrôle de l’ordre public” ; aux “Collectivisations, aux intérêts étrangers et aux conflits diplomatiques” ; aux rapports entre la “Generalitat et le consulat allemand en marge des actions du DAS : collaborations, ambigüités et tensions” ; à l’action du “DAS contre les nazis entre juillet et octobre 1936” ; aux “Perquisitions et expropriations chez les nazis allemands” ; à la “Petite histoire d’un livre oublié : Le nazisme mis à nu” ; et enfin aux “Emigrés antifascistes allemands et la répression stalinienne”.

Nous attirons l’attention sur un document peu connu : le “Schwarzrotbuch“Le livre Noir et rouge. Document sur l’empire hitlérien” fut publié en allemand par le DAS à Barcelone, en juin 1937 ; et sa version espagnole en 1938, sous le titre “Le nazisme mis à nu : son intervention et son aide aux factieux espagnols mises en évidence à partir de ses propres documents”. Les traductions anglaise et française ne virent jamais le jour. Son intention était de révéler la dimension internationale des organisations du parti nazi à l’étranger, et il s’appuyait sur les documents que le DAS avait trouvés au consulat allemand de Barcelone et dans d’autres officines nazies en Espagne.

“Les Antifascistes allemands à Barcelone” se termine par une vingtaine de pages de biographies de militants.
Le parcours de Karl Brauner qui a survécu à son passage dans maints lieux de détention espagnols, français et allemands est emblématique :
“Je peux dire que là-bas [en Espagne] me fut transmis quelque chose qui a imprégné toute ma vie ultérieure (…) Cette sensation qui dominait mon âme, cet ensemble d’émotions heureuses, cette certitude en la victoire, se sont maintenues jusqu’à aujourd’hui. Refroidi à l’extérieur, mais plein d’ardeur à l’intérieur [6]”.
On le voit sur la photo suivante [7], le premier à gauche, avec ses compagnons du DAS : Helmut Klose, Georg Gernsheimer et Egon Illfeld, tous internés à Gurs.

Présentation de l’ouvrage redigée par deux de ses auteurs :
Carlos García et Harald Piotrowski

Cet essai est né d’une triple prétention.
Tout d’abord tirer de l’oubli un épisode de la guerre civile de 1936-39 en Catalogne : le démantèlement du réseau nazi qui dépendait du Consulat Général d’Allemagne à Barcelone ; et en faire connaître les protagonistes, une poignée d’émigrés allemands membres du groupe DAS (Deutsche Anarchosyndikalisten), arrivés dans la capitale catalane en 1934 dans la foulée de l’émigration politique que la venue d’Hitler au pouvoir avait provoquée.
En second lieu approcher le vécu de ces Allemands qui vinrent en Espagne autant déterminés à combattre le fascisme directement sur le front qu’attirés par la dimension révolutionnaire de ce conflit. Ils luttèrent coude à coude avec les anarchosyndicalistes espagnols dans les milices de volontaires internationaux constituées dans les jours qui suivirent le 19 juillet ; puis une partie d’entre eux intégra l’Armée Républicaine après mai 1937.
Et enfin pour proposer au public de langue espagnole une documentation et une bibliographie actualisée sur la question.

Le rôle que jouèrent les Patrouilles de Contrôle en général, et les Groupes d’Investigation de la CNT-FAI en particulier, dans la neutralisation et la répression de l’appareil nazi à Barcelone (la section du NSDAP, le Front du Travail allemand, la Gestapo etc.) n’eut pas seulement une importante réelle et pratique dans cette conjoncture. Il fut aussi hautement significatif car il mit en évidence les positions contradictoires et ambigües que la Generalitat comme le Comité Central des Milices Antifascistes adoptèrent dans leurs relations avec l’Allemagne nazie et ses séïdes à Barcelone, entre juillet et novembre 1936.
Peut-être cela permet-il d’expliquer pourquoi l’action radicale des antifascistes allemands du DAS contre le Consulat General et les mailles du réseau nazi barcelonais est restée dans les oubliettes de l’Histoire et de l’historiographie. Car les activités de ces antifascites engagés dès le 20 juillet, l’abandon dont ils furent l’objet de la part des représentants de leurs organisations intégrées dans les gouvernements de la Generalitat et de Madrid, et la persécution qu’ils subirent après mai 1937 du fait de la police républicaine, donnent l’occasion de se pencher sur plusieurs aspects sensibles de cette période.

Dans tous les cas, l’idée du présent essai est née de la lecture d’un petit article, solidement documenté, de Dieter Nelles : “The Foreign Legion of the Revolution” [8] dont on trouve la version française “La légion étrangère de la révolution” dans : “Tant pis si la lutte est cruelle”, Éditions Syllepse, Paris 2008. L’auteur l’a revu expressément pour cette édition en castillan et a fourni une documentation nouvelle.

L’essai d’Ulrich Linse permet de compléter le périple du DAS en traitant la fuite d’Allemagne, et les conditions de son existence en Espagne jusqu’en juillet 1936.
Merci à tous les deux pour leur généreuse contribution à cet ouvrage.
À partir de ce matériel, nous avons abordé différents aspects dans l’idée de tracer quelques grands traits de l’émigration allemande à Barcelone pendant la Deuxième République, et des activités du DAS en particulier, depuis juillet 1936 jusqu’à la fin de la guerre.

Évidemment la responsabilité des textes relève exclusivement de leurs auteurs ; cependant cet essai est le résultat de la contribution de diverses personnes sans lesquelles notre effort aurait été plus grand et moins productif.
Pour cela nous voulons remercier Miquel Vallès, Agustín Guillamon, Pere López Sánchez, Francisco Madrid Santos, Hilario Casado, Marianne Enckell (Centre International de Recherche sur l’Anarchisme, CIRA, Lausanne), Uli Steinheimer (Frankfurt), Ralf Simon (Hamburg), Folkert Morhof (Hamburg), Heiko Schmidt (Berlin) et Les Giménologues (France) pour les suggestions, recommandations, annotations et documents qu’ils nous apportèrent. De même merci à Sergi Rosés Cordovilla pour sa lecture d’une partie du manuscrit et ses corrections et commentaires pertinents ; sans oublier Jaime Azaola et Claudia Volta qui négligèrent leurs activités quotidiennes pour fouiller avec diligence le CDMH de Salamanque et ramener la documentation que nous ne pouvions consulter, faute de temps.

Toute notre notre reconnaissance va encore à Marianna Rovere pour son travail de composition et aux éditeurs Jaume Samperiz et Manel Aisa ainsi qu’à toutes les personnes qui nous fournirent une efficace collaboration dans les centres archives et de documentation suivants :
Internationaal Instituut voor Sociale Geschiedenis (IISG, Amsterdam), Deutsche Nationalbibliothek (Frankfurt/M.), Centro Documental de la Memoria Histórica (CDMH, Salamanca), Archivo de la Delegación del Gobierno (Barcelona), Arxiu Nacional de Catalunya, Arxiu d’Història de la Ciutat (Hemeroteca de Barcelona), Pavelló de la República (Barcelona), Arxiu Municipal de Blanes, Arxiu de l’Audiència Provincial de Barcelona y Ateneu Enciclopèdic Popular-Centre de Documentació Historicosocial (AEP/ CDHS, Barcelona).

Carlos García et Harald Piotrowski

Barcelona, 7 de agosto de 2010

Texte du quatrième de couverture :

L’ascension d’Hitler au pouvoir, au début de l’année 1933, intensifia la migration des Allemands antifascistes vers Barcelone. On trouvait parmi eux quelques membres du mouvement anarchosyndicaliste allemand, lesquels, sous la dénomination DAS (Deutsche Anarchosyndikalisten), allaient jouer le 19 juillet 1936 un rôle fondamental dans le démantèlement du vaste réseau nazi qui opérait depuis le Consulat général d’Allemagne de la capitale catalane. Les acteurs et leur combat même contre la structure du nazisme à Barcelone durant les premiers mois de la guerre sont pratiquement restés dans l’oubli malgré - ou à cause - de l’implication des militants du DAS dans les questions d’ordre public en Catalogne.
Le présent essai prétend ramener à la surface ce morceau de l’histoire catalane, et aussi allemande, et faire connaître le parcours de ces militants engagés dès la première heure dans la cause révolutionnaire et contre le nazi-fascisme à Barcelone et sur le front d’Aragon.
Ils finiront victimes de l’ostrascisme et de la répression que l’appareil républicano-stalinien mena contre eux après les événements de mai 1937.

Pour toute commande :
Manel Aisa
Mercat St Antoni parada 12 (diumenges)
Magatzem La cera 53 1º7ª (686656739)
08001 Barcelona
maisalib@yahoo.es

Traduction : les Giménologues, le 15 février 2011.


VERSION ESPAGNOLE

Novedad Editorial Sintra Barcelona

Antifascistas alemanes en Barcelona (1933-1939)
El Grupo DAS : sus actividades contra la red nazi y en el frente de Aragón.

D. Nelles, H. Piotrowski, U. Linse y Carlos García.
Editorial Sintra
Barcelona 2010
430 Pág. 20 €
Isbn 978-84-934745-3-9

Presentación en Barcelona (CCCB), viernes 25 de febrero a las 19 h.

Presentación :

Este ensayo nace de una triple pretensión. En primer lugar, rescatar del olvido un episodio de la guerra civil de 1936-39 en Cataluña, como fue el desmantelamiento de la red nazi que dependía del consulado general de Alemania en Barcelona, y otorgar el reconocimiento que merecen a sus protagonistas, un puñado de emigrados alemanes que, integrados en el grupo DAS (Deutsche Anarchosyndikalisten), habían ido llegando a la capital catalana desde 1934, en el marco de la emigración política que el ascenso de Hitler al poder había provocado.
En segundo lugar, aproximarnos a las vivencias de aquellos alemanes que, ya fuera por motivos de la lucha contra el fascismo directamente en el frente, ya fuera atraídos por la dimensión revolucionaria que tenía la contienda, vinieron a España a luchar codo con codo con el anarcosindicalismo español en las milicias de los voluntarios internacionalistas formadas en los días siguientes al 19 de julio hasta que, posteriormente, después de mayo de 1937, una parte de ellos se integrara en el Ejército Republicano.
Y en tercer lugar, poner al alcance del público de lengua española una documentación y una bibliografía actualizada sobre el tema.
El papel que jugaron las Patrullas de Control, en general, y particularmente, los Grupos de Investigación de CNT-FAI en la neutralización e intimidación de los aparatos del nazismo en Barcelona (sección del NSDAP, Frente del Trabajo Alemán, Gestapo, etc.) tuvo no sólo una importancia real y práctica en aquella coyuntura, sino que fue altamente significativa también en la medida que puso de relieve las contradicciones y ambigüedades que tanto la Generalitat como el Comité Central de Milicias Antifascistas manifestaron respecto a las relaciones con la Alemania nazi y sus secuaces en Barcelona durante los meses comprendidos entre julio y noviembre de 1936.
Quizás eso explique que la acción radical de los antifascistas alemanes del DAS contra el consulado general y el entramado nazi barcelonés haya quedado sepultada por la Historia o, más bien, en la historiografía, pues el desarrollo de las actividades de aquellos antifascistas revolucionarios, comprometidos en el combate desde el 20 de julio, y el abandono que sufrieron posteriormente por parte de los representantes de sus organizaciones en el gobierno de la Generalitat y en el de Madrid, así como la persecución a que se vieron sometidos después de mayo de 1937 por la policía republicana, incide en algunos aspectos especialmente sensibles de aquel período.

En cualquier caso, la idea del presente ensayo surgió de la lectura de un pequeño artículo, aunque sólidamente documentado, de Dieter Nelles (“The Foreign Legion of the Revolution” ; versión francesa : “La legion étrangère de la révolution”, en “Tant pis si la lutte est cruelle”, Éditions Syllepse, Paris 2008,) que el propio autor ha reelaborado expresamente para esta edición en castellano, proporcionando nueva documentación, además del ensayo de Ulrich Linse, que permite completar todo el periplo del DAS (la huida de Alemania y las circunstancias de su vida en España hasta julio de 1936).
Barcelona, 7 de agosto de 2010.
Gracias a ambos por su generosa contribución a esta obra. A partir de ese material, hemos ido abordando diferentes aspectos con el fin de trazar algunos rasgos generales de la emigración política alemana en Barcelona durante la Segunda República y, particularmente, de las actividades del DAS desde julio de 1936 hasta el final de la guerra.

Obviamente, la responsabilidad de los textos corresponde única y exclusivamente a quienes los suscriben, sin embargo, el presente ensayo es el resultado de un cúmulo de contribuciones de personas sin las cuales nuestro esfuerzo no solamente habría sido mayor sino mucho menos fructífero. Por eso queremos agradecer a Miquel Vallès, Agustín Guillamon, Pere López Sánchez, Francisco Madrid Santos, Hilario Casado, Marianne Enckell (Centre International de Recherche sur l’Anarchisme, CIRA, Lausanne), Uli Steinheimer (Frankfurt), Ralf Simon (Hamburgo), Folkert Morhof (Hamburgo), Heiko Schmidt (Berlín) y a Les Giménologues (Francia), las sugerencias, recomendaciones, apuntes y documentos que nos aportaron, así como a Sergi Rosés Cordovilla la lectura de parte del manuscrito y sus pertinentes correcciones y comentarios, sin olvidar a Jaime Azaola y a Claudia Volta que, desatendiendo sus quehaceres cotidianos, rastrearon diligentemente en el CDMH de Salamanca la documentación que en su momento no tuvimos tiempo de consultar.

Añadimos, asimismo, nuestro agradecimiento a Marianna Rovere por su labor en la composición del libro, y a los editores Jaume Samperiz y Manel Aisa, así como a todas aquellas personas que nos brindaron una eficiente colaboración en los archivos y centros de documentación a donde acudimos :

Internationaal Instituut voor Sociale Geschiedenis (IISG, Ámsterdam), Deutsche Nationalbibliothek (Frankfurt/M.), Centro Documental de la Memoria Histórica (CDMH, Salamanca), Archivo de la Delegación del Gobierno (Barcelona), Arxiu Nacional de Catalunya, Arxiu d’Història de la Ciutat (Hemeroteca de Barcelona), Pavelló de la República (Barcelona),
Arxiu Municipal de Blanes, Arxiu de l’Audiència Provincial de Barcelona y Ateneu Enciclopèdic Popular/Centre de Documentació Historicosocial (AEP/ CDHS, Barcelona).

Carlos García y Harald Piotrowski

Barcelona, 7 de agosto de 2010

Texto de la Contraportada

El ascenso de Hitler al poder, a comienzos de 1933 intensificó la corriente migratoria de alemanes antifascistas hacia Barcelona ; entre ellos, se encontraban algunos componentes del movimiento anarcosindicalista alemán que, bajo la denominación DAS (Deutsche Anarchosyndikalisten), el 19 de julio de 1936 jugarían un papel fundamental en el desmantelamiento de la extensa red nazi que operaba desde el consulado general de Alemania en la capital catalana. Sus protagonistas, como el hecho mismo de la lucha que llevaron a cabo contra la estructura del nazismo en Barcelona durante los primeros meses de la guerra, han permanecido prácticamente en el olvido a pesar –o a causa- de las implicaciones que la presencia y las acciones de los militantes del DAS tuvieron en la problemática del control del orden público en Cataluña.
El presente ensayo pretende rescatar ese trozo de historia -catalana, pero también alemana- y reivindicar aquellas biografías comprometidas con la causa de la revolución y del antifascismo que, combatientes de primera hora del nazi-fascismo en Barcelona, como también en el frente de Aragón. Acabarán siendo víctimas de la marginación y de la represión desencadenada por el aparato policial republicano-estalinista después de los acontecimientos de mayo de 1937.


PEDIDOS :
Manel Aisa
Mercat St Antoni parada 12 (diumenges)
Magatzem La cera 53 1º7ª (686656739)
08001 Barcelona
maisalib@yahoo.es


[2Voir sur ce site dans la rubrique “Groupe International” notre fiche de recherche : http://gimenologues.org/spip.php?article363

[5voir sa biographie et une liste de ses écrits http://gimenologues.org/spip.php?article349

[6extrait d’un entretien de K. Brauner avec D. Nelles en 1991.

[7archives privées D. Nelles

[8disponible sur notre site http://gimenologues.org/spip.php?article350