CANEPPELE GIACOMO
Parfois CANEPELE

Nous reprenons la rédaction des biographies de chacun des 117 ex combattants italiens (anarchistes ou pas) dont le nom se trouve sur la liste « Libertá o Morte » du camp d’Argelès sur Mer, dressée par la police politique italienne le 8 août 1939.
Cela s’inscrit dans le cadre de notre collaboration à la base de données sur le camp de concentration d’Argelès-sur-Mer, réalisée par Grégory TUBAN, de Perpignan : http://www.memorial-argeles.eu/fr/
https://www.memorial-argeles.eu/fr/1939/1939-2eme-periode-du-camp-avril-juin-1939/le-camp-des-brigadistes.html
Toutes les notices sont le fruit d’un travail de recherche en collaboration avec Tobia Imperato de Turin et Rolf Dupuy de Paris.

La traduction et la rédaction sont réalisées par Jackie, giménologue.

CANEPPELE GIACOMO

Giacomo CANEPPELE, fils de Narcisso et de BONA Maria, est né le 21 août 1906 à Mori (Trento).
Il est mécanicien et anarchiste, tendance gielliste (du groupe Giustiza e Liberta).
En 1932 il émigre en France où il mène une activité antifasciste.
Un dossier est ouvert en 1933 par le CPC où il est qualifié "d’anarchiste, de socialiste"
Il part en Espagne le 29 octobre 1936 et rejoint la Colonne Durruti.
Il officiera ensuite ( en avril 1937 ?) en tant que l’un des commandants de batterie de la Brigade Garibaldi dans le bataillon Giacomo Matteoti, puis combattra dans la 120ème brigade mixte.
Il est blessé sur le front de l’Ebre en septembre 1938.
Entré en France le 6 janvier 1939, Il est interné dans le camp d’Argelès et adhère au groupe Libertà o Morte.
Caneppele est ensuite transféré au camp de Gurs.
Il est enrôlé dans la 253ème CTE (Compagnie de Travailleurs Etrangers) puis fait prisonnier à Dunkerque.
En 1940 il est traduit en justice en Italie et condamné à cinq ans de confinement sur l’île de Tremiti.
Il est libéré en août 1943, et l’on ne sait pas ce qu’il est devenu depuis.

Sources :
- http://www.antifascistispagna.it/?page_id=758&ricerca=1002
- http://www.antifascistispagna.it/?page_id=1843&ricerca=2135
- Renzo Francescotti, Sotto il sole di Spagna : antifascisti trentini nelle brigate internazionali, Trento, ed. Innocenti, 1977, pref. 1976. p. 168.
- http://900trentino.museostorico.it/dettaglio?archive=oppositori&id=%221015%22
- Enzo Ianes/Lorenzo Vicentini, Non è stando a casa che si difende una causa : percorsi biografici di antifascisti trentini in Spagna , in Abessinien und Spanien : Kriege und Erinnerung/Dall’Abissinia alla Spagna : guerre e memoria 1935-1939, p.127, 139. https://storiaeregione.eu/attachment/get/up_634_15892144076067.pdf

Les giménologues, 25 décembre 2020