Rectificatif et demande de droit de réponse
concernant le texte « Ombres et Hombres »

Article modifié le 26 octobre 2014
jeudi 23 octobre 2014
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Rectificatif et demande de droit de réponse concernant le texte
« Ombres et Hombres » (article 610)

Nous avons reçu une demande d’insertion au sujet de cet extrait de « Ombres et Hombres » (qui a été supprimé entre-temps) :

1996 : Alain se voit remettre l’intégralité du rapport des RG de 1963 par un libertaire, F. C. Il était en compagnie de X, le quatrième Français de l’Opération Primavera d’avril 1963, le camarade s’étant rendu à Alicante.
Alain Pecunia : « Sachant et connaissant parfaitement le passé de F. C., qui – selon une rumeur persistante dans les milieux libertaires parisiens – avait proposé, après l’amnistie de 81, au plus haut niveau de l’État, ses services dans la lutte contre les réseaux d’extrême droite – sous les ordres d’un commissaire RG (la première partie, je ne la lui reproche pas, mais d’avoir eu un supérieur flic, oui) –, je n’ai pas pris cette remise de document comme un geste neutre, dans la mesure où j’estime que ce rapport me fait porter le chapeau. À tort ou à raison, lorsque j’en ai pris connaissance, j’y ai vu un chaînon manquant pour mon accident. Et cela au moment où je venais de tenter d’obtenir mon dossier RG. Du genre tu bouges pas ou ça pourrait sortir… Avant de se séparer, toujours devant le même témoin, F. C. m’a dit : “Si tu veux, je vais demander à mon commissaire de se renseigner. ” Ce fut sans suite, bien évidemment. »

La voici :


Des pécunologues ou de l’insidieuse stratégie du soupçon

Il y a quarante-huit ans, Alain Pécunia était victime d’un accident de la circulation qui le rendit paraplégique. Pour lui, il ne s’agit pas d’un accident, mais d’un attentat qui aurait été réalisé soit par les services spéciaux de l’État français, soit par ceux de l’État espagnol ou bien des deux, associés pour la circonstance. Selon lui, son activité militante contre l’OAS et sa lutte contre la dictature franquiste en avaient fait un redoutable adversaire qu’il fallait à tout prix mettre hors d’état de nuire.
Son combat juridique, pour faire condamner ces États pour participation à cet attentat et recevoir des indemnités financières pour préjudices physique et moral, s’est conclu par un non-lieu en 1977.

Alain Pécunia reprend aujourd’hui ce combat perdu hier. Il diffuse par monts et par vaux le récit de ses combats et de ses souffrances.
Il a trouvé l’appui d’un groupe de jeunes anarchistes français, les Giménologues. Et notamment, celui de Myrtille qui est convaincue que l’accident qu’a subi Alain Pécunia n’en est pas un.
Les publications s’enchaînent donc ces derniers temps, et sont parfois, voire souvent, contradictoires.
De tout ça, on est en droit de ne pas en penser grand-chose tout comme Alain Pécunia est en droit de raconter toutes les histoires qu’il veut. Fussent-elles controuvées, contradictoires ou incohérentes, et de soupçonner, comme il lui chante, tout un chacun d’être un flic, un traître, un infiltré, une barbouze. Comme ce mystérieux quatrième homme, celui qui pourrait être le mouchard qui l’a donné lui et ses camarades aux flics. Mais ses ombres ardentes semblent être celles d’une forêt aux sentiers qui bifurquent à la Borgès (où une chose vraie est fausse en même temps) puisque ce mystérieux sycophante est en fait bien connu de Pécunia. Il fut en novembre 1991 un de ses deux parrains syndicaux ! (Sachez que pour adhérer au Syndicat des correcteurs, il faut en effet deux parrains de moralité).

Pécunia a le droit de penser que Floréal Cuadrado – moi-même ; personne ne peut douter de l’identité de F.C. – est sous les ordres d’un commissaire des RG. Il s’est aussi complu à dire en privé que je ne suis jamais allé en exil au Venezuela et que je fais partie d’un complot ourdi contre Octavio Alberola. C’est ce qu’il pense, ce qu’il croit et ce qu’il dit. C’est son interprétation. Il est libre de le faire, même si je n’ai jamais dit ce qu’il raconte. La liberté d’opinion nous est chère à nous aussi.

Alain Pécunia, je le connais surtout comme correcteur d’imprimerie ayant eu des responsabilités syndicales qu’il a assumées tout à fait correctement. Comme de nombreux membres de ce syndicat, il a un passé militant que je connais vaguement.

Je l’ai un peu mieux connu en 1994. À cette époque, lui et moi nous étions membres du comité syndical du Syndicat des correcteurs. Je savais qu’il avait participé au Comité Espagne libre. Comité qui avait soutenu les emprisonnés des GARI dont je faisais partie. Néanmoins, malgré le fait qu’il ait participé à notre soutien, je ne cherchai pas à nouer des relations avec lui. Et il en fut de même de son côté.

Bien. Pécunia raconte donc ce qu’il veut à qui il veut, c’est son affaire.
Mais c’est une toute autre chose que de rendre publics les soupçons, les rumeurs, les accusations non fondées comme des vérités étayées. C’est un acte politique.

Le nœud de l’affaire n’est donc pas vraiment Alain Pécunia et ses racontars frivoles. La réalité très concrète de sa souffrance, sa vie ravagée deux fois (l’amertume d’avoir été trahi, la rude épreuve, pour un jeune homme de dix-sept ans, des prisons franquistes s’ajoutant à ces longues années de handicap cruel) peuvent peut-être nous faire comprendre la vivacité et l’aigreur de son ressentiment. Et la gravité des moments d’égarement qu’elles peuvent induire.

Qu’Alain Pécunia ait choisi de reprendre son action juridique pour rentrer dans ce qu’il croit être son droit, soit, je n’ai vraiment rien à en dire. Mais qu’elle mouche le pique, pourquoi a-t-il besoin de mettre si gravement en cause [X] et F.C. (moi-même) ? Quel rôle ces calomnies peuvent-elles bien jouer dans sa démarche ? En quoi peuvent-elles l’aider ? Sont-elles un élément nouveau à verser au dossier ?

Que Myrtille croie dur comme fer que l’histoire n’est pas contingente, c’est son affaire. Qu’elle croie que sa foi de charbonnier l’autorise à inverser la nécessité de la preuve est son affaire. Qu’elle s’imagine que son irréfragable conviction l’autorise à sommer quiconque de répondre à ses questions de Torquemada d’opérette sous prétexte qu’il y aurait là-dessous, dans les arrière-mondes mystérieux de cette terrible histoire, un quelconque grain à moudre secret est consternant. Pourquoi fait-elle écho à des assertions mensongères qu’il est plus facile de vérifier que les supposés camps de travail ouverts par Garcia Oliver ?

Ce n’est pas avec des ragots, des clabauderies non vérifiées (des on-dit qu’on ne confronte qu’à d’autres on-dit) qu’on conquiert la place de papesse de la critique radicale. Depuis la disparition de Guy Debord la place est encore chaude ?

Cependant, si Guy Debord arrangea parfois et s’arrangea souvent des situations historiques concrètes pour qu’elles s’ajustent au mieux avec ses théories, et maintint ainsi sa romanesque et chimérique fonction véridictionnelle de pape de la pensée radicale, ce maître ès-insultes n’utilisa jamais les haïssables facilités de la calomnie mettant en danger la vie de ses rivaux.

Ce que fait aujourd’hui Myrtille est consternant. Elle reprend, toutes choses égales par ailleurs, les exécrables méthodes utilisées pendant la guerre civile espagnole par le PCE et sa branche catalane le PSUC. Méthodes qui conduisirent à l’assassinat de nombreux militants du POUM sous le prétexte qu’ils étaient des agents franquistes. Souvenez-vous de Camillo Berneri qui tomba sous les balles des tueurs staliniens pour avoir pris leur défense…
La diffusion de ces propos porte gravement atteinte à ce qui a été mon engagement militant. Et pis encore, en m’accusant d’être sous les ordres d’un commissaire des RG, je deviens le traître par excellence. Et cela peut mettre ma vie en danger. Non pas que je craigne l’acte vengeur d’un quelconque redresseur de torts libertaire, mais j’ai plusieurs fois dans ma vie militante agitée été l’objet de menaces de mort tout à fait explicites d’organisations parallèles du type Honneur de la police qui estiment que je n’ai pas suffisamment payé pour les actions que j’ai entreprises. Voilà pour eux une occasion en or.

Je mets au défi cette Myrtille de prouver la véracité des propos qu’elle colporte à mon encontre. J’exige d’elle qu’en guise de droit de réponse elle publie ce texte, sous huit jours, sur le site qui colporte ces accusations diffamatoires et qu’elle veille à le faire publier par tous les sites auxquels elle a cru bon de devoir communiquer les propos d’Alain Pécunia qu’elle n’a, en pécunologue idolâtre et sectaire, pas pris la peine de vérifier.
En cas de non-réponse, je considérerai qu’il s’agit d’une prise de position politique obscurantiste fondée sur la non-vérification de principe des sources qui servent à réfléchir de façon pertinente et permettent d’agir de façon efficace. La diffusion de ces bobards participe de la confusion généralisée et en fait une ennemie délibérée, elle et ses petits amis giménologues, de tout ce qui a motivé mes engagements.
Les spécialistes de la contre-insurrection, élèves consciencieux et besogneux du colonel Godard, qui ont réussi à briser l’élan de reconstruction de la CNT, doivent se féliciter de cette méchante petite entreprise qui relève plus de la stratégie dévastatrice du soupçon que de l’austère critique historique d’un mouvement social.

Et ces sinistres vainqueurs, pas si crétins que nos critiques radicaux le croient, (relisez donc le fameux rapport des RG Les Menées terroristes des anarchistes espagnols en France de la filière Tellez) risquent bien d’être ainsi deux fois vainqueurs, en 1960-1970 et aujourd’hui…

C’est l’atomisation du mouvement libertaire en coteries concurrentes et belliqueuses en quête de pouvoir symbolique dans les métiers académiques qui va émerger en ces temps maudits privés de mouvement social. Je crains, « camarades » giménologues, que la longue et affligeante litanie des scissions ne soit désormais votre seul horizon… et que vos pratiques détestables et irréfléchies ne condamnent notre mouvement à l’impuissance radicale de l’émiettement groupusculaire.

Floréal Cuadrado, fait le 1er octobre 2014


Suivie de la réponse qu’elle a inspirée à Alain Pecunia :


Alain à Floréal Cuadrado

Restons calmes et cartésiens. Mais quel ego : FC, c’est moi, moi ! et cet affreux Pecunia met ma vie en danger en prétendant que j’eusse pu me trouver en quelque occasion sous les ordres d’un commissaire RG ! Je te rassure : si tu avais dû être éliminé par les « services » en raison de tes actions militantes, cela n’aurait pas tant tardé.

Au moins tu partages cette opinion avec ton vieil ami Octavio Alberola : Pecunia délire. Mais il ne me voit ni amer ni aigri par de « terribles épreuves subies » et ce portrait de moi que tu peins à la va-vite fera rire mes proches car je suis plutôt bon vivant, mais là n’est pas le sujet de ta rageuse missive.

Tu – FC – serais calomnié ainsi que X ? Soit.

Le journaliste et historien Steven Forti a simplement écrit au sujet de X : « Il y avait également un quatrième homme qui ne fut jamais arrêté ni identifié. Ce mystérieux personnage s’était rendu à Alicante et il put repasser la frontière le 9 avril sans grands problèmes. » Il m’a interviewé par téléphone et je ne lui ai pas tenu la plume. Je lui ai dit à propos de X qu’il ne fallait pas mettre son nom car non identifié dans notre affaire. Il a donc employé le terme de « mystérieux ». Quel crime ou approximation ! Ce terme ne fait pas pour autant un traître ou un délateur. Autant Bernard Ferri que moi-même avons toujours pensé que la police l’avait laissé repartir pour créer un doute. Mais, dans tous les cas, X était dans l’impossibilité de nous trahir. Quant à X, je l’ai fréquenté de nombreuses années et même soir après soir sur notre lieu de travail parfois commun. Et je ne l’ai pas revu depuis 2005 à la suite d’une réunion entre un journaliste de Madrid, Antonio Martin, X et moi.

J’avais invité X à cette réunion car il m’avait dit qu’il avait des questions à soulever sur notre affaire. Mais il ne souffla mot de ses doutes à la fin de la soirée. « Pour moi tout est clair », me répondit-il quand je lui proposai de soulever ses doutes. Il est vrai qu’à force de non-dits, je n’ai plus donné suite. Pourtant X a encouragé la parution des « Ombres ardentes » et m’a accompagné aux signatures libertaires.

Donc je ne vois pas où j’ai pu le calomnier.

Quant à toi, FC, j’ai dit : « 1996 : Alain se voit remettre l’intégralité du rapport des RG de 1963 par un libertaire, F. C. Il était en compagnie de X, le quatrième Français de l’Opération Primavera d’avril 1963, le camarade s’étant rendu à Alicante.

« Sachant et connaissant parfaitement le passé de F. C, qui - selon une rumeur persistante dans les milieux libertaires parisiens - avait proposé, après l’amnistie de 81, au plus haut niveau de l’État ses services dans la lutte contre les réseaux d’extrême droite – sous les ordres d’un commissaire RG (la première partie, je ne la lui reproche pas, mais d’avoir eu un supérieur flic, oui) –, je n’ai pas pris cette remise de document comme un geste neutre, dans la mesure où j’estime que ce rapport me fait porter le chapeau. À tort ou à raison, lorsque j’en ai pris connaissance, j’y ai vu un chaînon manquant pour mon accident. Et cela au moment où je venais de tenter d’obtenir mon dossier RG. Du genre “ tu bouges pas ou ça pourrait sortir ”… Avant de se séparer, toujours devant le même témoin, F. C m’a dit : “ Si tu veux, je vais demander à mon commissaire de se renseigner. ” Ce fut sans suite, bien évidemment. »

Je parle donc d’une « rumeur persistante ». Si toi, FC, tu me dis qu’il est faux de dire que tu aurais « pacté » avec les socialistes au plus haut niveau en 81, et que cette rumeur persistante est ignoble, je suis prêt à le reconnaître et à dire à ceux qui colportent une telle rumeur qu’ils ont été tout aussi ignobles.

Dont acte. Mais le reste est vrai et nous avons eu au syndicat – mais je n’étais plus au comité syndical en 94, tu fais erreur – des rapports plus étroits que tu ne le dis puisque tu m’as téléphoné un soir au JO pour me demander (j’avais été secrétaire au placement) si je ne pouvais pas proposer à un proche de devenir secrétaire au placement sous ton autorité de secrétaire délégué… En fait, j’aurais fait le boulot en loucedé et c’eût été fort peu syndical.

Tout cela est bien peu de chose eu égard aux deux gros dossiers des Giménologues me concernant et reconnaissons qu’il y eut quelque pression pour les retirer de la toile.

Pourquoi le fait ou l’hypothèse que j’aie pu être éliminé, pour quelque raison que ce soit, en gêne certains alors que cela ne devrait ennuyer que les services de « basse police » concernés ? Cela me laisse perplexe.
Pecunia n’est pas sorti de son coma en s’écriant : « On a voulu me tuer ! » pour la bonne raison que j’en suis sorti amnésique !

Les faits, brièvement :

– un trauma crânien avec perte de connaissance ;
– des vertèbres cervicales un peu bousculées ;
– la vertèbre D5 enfoncée.

OK, pour cela disons une grosse chute (bien que la cour d’appel ait déclaré que je n’avais pas pu me faire ça tout seul et qu’il ne s’agissait pas non plus d’un choc avec un véhicule, mais admettons).
Pour le reste aucune égratignure aux mains ou au visage, aucune marque sur mes vêtements, même mon pantalon bleu ciel. On ne peut parler alors que d’un accident on ne peut plus propre.
OK, mais il y a une brûlure au bras d’une superficie de 25 cm2 au 3e degré et deux points de sortie aux talons provoquée par un arc électrique.
Que l’on me trouve une autre origine qu’humaine à cette électrocution…
Je signale au passage que le chirurgien de Nantes certifie en 1970 avoir donné des « soins à Monsieur Alain PECUNIA, hospitalisé dans ce service du tant au tant, victime, paraît-il, d’un accident de la voie publique (chute de mobylette) ».

Ensuite c’est les RG qui font une enquête et établissent un dossier avec les tenants et les aboutissants en concluant que j’ai été victime d’une tentative d’élimination.

J’ai pu inventer, c’est vrai tout est possible, et ils ont peut-être voulu m’enfumer. Roger Noël n’a peut-être jamais existé et est sorti de mon imagination.

Et puis à vrai dire ça n’intéressait pas grand monde.

Jusqu’à la conjonction de deux événements : les autorités espagnoles (principalement le ministère de l’Intérieur) me communiquant, à ma simple demande, les archives me concernant ainsi que celles de Bernard Ferri en 2013. (Et ça continue, puisque j’ai reçu en juillet dernier deux cents pages de photocopies d’un coup.) Bien sûr, il n’y a pas que des scoops, et les noms propres sont occultés, mais ça aide tout de même avec parfois, souvent, une petite perle. (Quant aux archives générales de la FIJL, elles ne seront accessibles qu’en 2017.) Et ma rencontre avec les Giménologues auxquels j’ai demandé de m’accompagner dans la remise à plat de mon dossier et la quête de la vérité, quelle qu’elle soit.
Quel crime !

Mais FC manque vraiment de délicatesse avec Myrtille, bien plus fustigée que moi l’ignoble. Et son délire sur les Giménologues est franchement ridicule.

Myrtille – comme délit – n’a fait que mettre en forme mes propos après s’être fait un certain jugement de ce dossier après avoir travaillé dessus. Et, elle aussi ne recherche que la vérité, quelle qu’elle soit.
Une petite pique quand même, rien que pour le plaisir : dans ce dossier j’accuse les services et plus précisément la police française de m’avoir mis au tapis et des révolutionnaires patentés viennent à sa rescousse alors que nous n’en sommes qu’au commencement…

Alain Pecunia, le 8 octobre 2014


J’ajoute mes commentaires :

En tant que rédactrice du texte « Hombres et Ombres », je m’explique sur le fait d’avoir cité ce propos d’Alain dans le passage ci-dessus concernant Cuadrado.

Dans mon récapitulatif chronologique de la façon dont Alain a analysé « l’événement » de 1966 et ses suites (les démarches qu’il entreprenait – ou pas), je voulais rendre compte de l’état d’esprit qui l’animait lors des étapes marquantes de ce processus. Dans les années 1995-96, plusieurs situations se succédèrent, et il établit un lien entre elles, comme il le dit « à tort ou à raison ». Cela me semblait utile de retracer cela.
Je n’ai fait que le citer, mais j’aurais dû, par prudence, mettre « X » au lieu des initiales FC. Et mieux, je n’aurais pas dû reproduire ce qui a été dit à Alain (« rumeurs persistantes »).

Pour limiter les dégâts (et du fait que ce document était en train d’être traduit en Espagne), le passage incriminé a été supprimé et remplacé par ce paragraphe, dans une nouvelle version du texte datée d’octobre :

« 1996 : Alain se voit remettre l’intégralité du rapport des RG de 1963 par un libertaire. “Dans la mesure où j’estime que ce rapport me fait porter le chapeau, à tort ou à raison, lorsque j’en ai pris connaissance, j’y ai vu un chaînon manquant pour mon accident.” »

Peu auparavant, Cuadrado avait donc réclamé que nous publiions une mise au point où il estime judicieux que son identité soit « révélée ». Donc acte.
Il a aussi jugé bon de l’accompagner d’insultes qui m’attribuent certaines potentialités manœuvrières (« Torquemada d’opérette », « papesse de la critique radicale »…), et en privé (lors de nos échanges de courriers), il m’avertit charitablement que la qualité de mes neurones est problématique (« becassine décérébrée… »), que je suis « frappée d’indigence cognitive », et que je le « prends pour un naïf ou pour un con, or [je ne suis] pas de taille à prendre de tels risques ». On appréciera la menace voilée.

L’auteur de ces bordées machistes de caniveau exige de moi de publier son rectificatif où il est manifeste qu’il n’a pas pris en compte les explications que je lui avais déjà fournies au sujet de X, et au sujet de la démarche d’Alain, lors de nos échanges précédents. Alain est donc obligé de les lui répéter dans sa réponse ci-dessus. Mais sans doute que Cuadrado s’en fout.

Au cours de nos échanges, j’ai noté de la part de Cuadrado un dénigrement constant de la thèse de l’attentat qu’aurait subi Alain. On dirait même que c’est cela qui l’anime le plus. Ici encore il écrit qu’Alain Pécunia « reprend aujourd’hui ce combat perdu hier » qu’il qualifie « d’action juridique »…

À l’évidence, Cuadrado a aussi envie de régler des comptes avec Alain et utilise le biais de ce droit de réponse. C’est de bonne guerre. Ne connaissant pas la teneur exacte de leur différend, je répugnais à le publier en entier, ainsi que la réponse d’Alain. Je pensais que cela n’intéresserait pas grand monde, mais maintenant, anda jaleo ! je livre tout et chacun se fera son opinion.

J’ajoute que si je présente une partie de l’histoire d’Alain et l’accompagne dans sa démarche pour obtenir en quelque sorte « réparation » de l’État français, je ne partage pas, pour autant, tous ses choix politiques et stratégiques.

Myrtille, 20 octobre 2014
Du grupito Les Giménologues

P-S : quand à l’avenir dégradé qu’il nous prédit – sans rire – en tant que « Giménologues », Cuadrado s’égare dans son théâtre d’(h)ombres personnel : nous ne sommes qu’un petit groupe d’amis sans stratégies « politiques ».


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