La revolucion y las colectividades en Alhama de Granada.
Article mis en ligne le 4 février 2008
dernière modification le 12 mai 2008
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Mémoires de Juan Gutierrez Arenas.

Juan Gutierrez Arenas est né le 12 avril 1930 à Alhama de Granada, petite ville de 10 000 habitants dans les années trente, située à 52 kms au sud-est de Grenade.Il vit en Ariège depuis 1957.
Les Giménologues l’ont rencontré au cours de leurs pérégrinations en 2005 à Banat, où il réside avec sa compagne Maria.
Notre ami Kike Tudela, jeune historien originaire de Grenade l’a aidé à mettre en forme l’ouvrage qu’il vient de publier en France, à compte d’auteur (196 pages, 50 exemplaires) :
 
« La revolución y las colectividades en Alhama de Granada »
 
Un très bon accueil lui a été fait en France comme en Espagne. Voici l’article de La Dépêche ariégeoise du 27 novembre 2007, évoquant la dédicace publique qui s’est déroulée dans la salle des fêtes de Banat :
 

Juan Gutierrez, « companero libertaire »

« Même s’il a passé jusqu’à présent deux fois plus de temps en France, sa terre d’accueil depuis 1957, qu’en Espagne, son pays d’origine, Juan Gutierrez n’en reste pas moins très attaché à ses racines andalouses et à sa ville natale, Alhama de Granada, tout au sud de la péninsule ibérique.
Une région et une ville où pourtant ses souvenirs d’enfance sont loin d’être réjouissants. Né en 1930, Juan a eu le triste privilège de vivre la période la plus trouble de l’histoire espagnole : le coup d’Etat du I8 Juillet 1936 entraîne durant trois ans une guerre civile mémorable qui sera suivie de longues années de souffrances sous le régime franquiste. Avec au quotidien, la misère et la faim, la disparition de quatre membres de sa famille, dont son père et l’un de ses oncles, fusillés dans les prisons de Franco, ainsi que la perte de tous les biens, la mère et ses deux enfants ne pouvant se retrancher que dans une simple grotte à l’entrée de la ville...
De tels événements douloureux, ces « blessures très difficiles à cicatriser », Juan a fini par les transformer en mots. Petit à petit, une fois arrivé en Ariège ce 9 mai 1957, à Orlu d’abord, à Crampagna ensuite où il construit sa maison, à Banat près de Tarascon enfin, lui qui n’a jamais pu aller à l’école mais qui s’est passionné pour la littérature, il a voulu transcrire la dure réalité de ceux qui, comme lui, ont supporté ces années-là, afin qu’elle ne tombe dans l’oubli.
Et poussé par sa famille et ses amis, Juan vient de publier, en espagnol, ce livre de souvenirs personnels, « La revolucion y las colectividades en Alhama de Granada », dédicacé il y a peu à la salle des fêtes de Banat ».

 
 
 
 
Un site culturel de la ville d’Alhama de Granada a relayé l’information et fait connaître le contenu de l’ouvrage de Juan (en ajoutant la traduction de l’article de La Dépêche) .
 
Este artículo proviene de Alhama Comunicación
La dirección de esta noticia es :
 
Presentado en Francia el libro de Juan Gutiérrez Arenas
El 13 diciembre 2007
El alcalde de Tarascon sur Ariège, y el pedáneo de Banat, donde reside, presidiió el acto al que acudieron numerosas familias de españoles exiliados y sus descendientes
Alain Sutra, alcalde de Tarascon sur Ariège, y su concejal delegado de Banat presidieron el acto de presentación del alhameño exiliado en Francia, Juan Gutiérrez Arenas, que lleva por título "La Révolución y las colectividades en Alhama de Granada". Según ha informado el propio autor dicha publicación comienza a ser conocida en Europa ya que son muchas las familias españolas que se exiliaron tras la guerra fraticida. "Aquí ya es bastante conocido -indica- teniendo en cuenta que viven muchos españoles, y también republicanos que se tuvieron que exiliar por culpa de aquella guerra que tanto mal nos hizo. También ya se han enviado ejemplares a Amsterdam, concretamente al Instituto Internacional de Historia Social".
 

Juan Gutierrez, "compañero libertario"

A pesar de haber vivido hasta ahora el doble de tiempo en Francia, su tierra de acogida desde 1957, que en España, su país de origen, Juan Gutierrez continua muy atado a sus raíces andaluzas y a su ciudad natal, Alhama de Granada, muy al sur de la Península Ibérica.
 Una región y una ciudad donde sus recuerdos de la infancia distan mucho de ser divertidos. Nacido en 1930, Juan tuvo el triste privilegio de vivir el período más turbio de la historia española : el golpe de Estado del 18 julio de 1936 provoca durante tres años una guerra civil memorable a la que seguirán muchos años de sufrimientos bajo el régimen franquista. La miseria y el hambre, la desaparición de cuatro miembros de su familia, cuyo padre y uno de sus tíos fueron fusilados en las prisiones de Franco, así como la pérdida de todos los bienes, obligó a la madre y sus dos niños a guarecerse en una simple cueva a la entrada de la ciudad...
 Estos acontecimientos dolorosos, "heridas muy difíciles de cicatrizar", son los que Juan ha terminado por transformar en palabras. Poco a poco, una vez llegado a Ariège el 9 de mayo de 1957, a Orlu en primer lugar, a Crampagna a continuación donde construye su casa, a Banat cerca de Tarascon finalmente, él que nunca pudo ir a la escuela pero apasionado por la literatura, quiso transcribir la dura realidad de los que, como él, han aguantado estos años, para que no caiga en el olvido.
Y empujado por su familia y sus amigos, Juan acaba de publicar, en español, este libro de recuerdos personales, "La revolución y las colectividades en Alhama de Granada", presentado hace poco en la sala fiestas de Banat ».
 
 


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Nous mettrons sur notre site au cours des semaines qui viennent l’entièreté de ce récit en castillan, avec les photos qui l’accompagnent.
Juan souhaite que son témoignage soit traduit et publié en France : toutes les propositions sont les bienvenues.
 
Nous rappelons qu’une première évocation de la collectivisation mise en place par une grande partie de la population d’Alhama, et à laquelle participèrent Lucas Gutierrez Lopez, son père, et son oncle, a été publié dans le livre de Cédric Dupont :
 
« Ils ont osé ! »
paru aux Editions du monde libertaire en 2002.
 
 
Aperçu des deux premières partie de l’ouvrage, pour ceux qui ne lisent pas le castillan :
 
À partir de ses souvenirs d’enfant de 6 ans (en 1936), Juan raconte comment du 20 Juillet 1936 au 22 janvier 1937 s’organisa la vie nouvelle à Alhama de Granada où le slogan « Uníos Hermanos Proletarios »(CNT-UGT) fut une réalité.
 
Juan évoque aussi l’action (à une date non précisée) d’un groupe de « miliciens communistes militarisés » de Màlaga, menés par l’ingénieur agronome Montes, qui envahissent armés jusqu’aux dents le local de la mairie où était réuni le conseil de la collectivité (20 membres). Ils tentent de la dissoudre et de liquider les collectivistes : c’est une milice de la FAI qui elle était très mal armée, qui leur sauve la vie.
 
Un bataillon Granada fut constitué avec 950 miliciens, installés dans le château, tous de Alhama et des villages voisins. Mais les armes attendues ne leur arrivèrent jamais. Quand les troupes de Queipo de Llano arrivèrent en janvier 37, il y eut peu de résistance.
 
Alors la famille de Juan et près de 80 % de la population d’Alhama s’enfuient à travers la montagne. (el corrio est le terme utilisé par Juan pour décrire cette fuite paniquée) Après 27 mois de relative tranquillité à Baza, la traque reprend et los fachas se vengent sauvagement sur toutes les personnes ayant fait partie de la collectivité, la plupart du temps sur dénonciation : la famille revient à Alhama mais le père et l’oncle de Juan seront arrêtés, torturés et exécutés à Grenade.
 
La vie misérable reprend pour Juan qui travaille dans les champs et garde les cochons jusqu’en 1952, date à laquelle il ira vivre et travailler à Valence avec sa mère, son frère et sa sœur.
 
Les Giménologues 4 février 2008.
Pour tout contact :
Juan Gutierrez
Place Cervantes
09600 Banat
05 61 03 59 98
 
 



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