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LES PIÈGES DE L’IDENTITÉ
Par Miquel Amorós
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Texte d’une présentation du livre Je ne souhaite un État à personne. À propos du « conflit catalan », suivi de quelques considérations pour le comprendre [1], auquel ont participé Corsino Vela, Santiago López Petit, Tomás Ibáñez, Miguel Amorós et Francisco Madrid.

Barcelone le 19 avril 2018

LES PIÈGES DE L’IDENTITÉ

Par

Miquel Amorós

Alors que le capitalisme international entre dans une dangereuse phase critique, où la vie de la majeure partie de la population planétaire dépend entièrement des décisions funestes prises par des irresponsables dans le but de surmonter la récession et la ruine, en Europe — et plus particulièrement en Catalogne — la conscience de la crise semble se réfugier dans des conflits de rang très inférieur, comme celui que l’État espagnol mène contre la volonté sécessionniste de certains groupes de pouvoir catalans, appuyés principalement par des hommes d’affaires dévoués et la classe moyenne provinciale. Cette affaire présente d’étranges similitudes avec la mise en scène de la question « musulmane » en France, véritable échafaudage mis en place pour enfouir la question sociale dans un problème ethnique, culturel et religieux.

Sous le prisme de la souveraineté, la condition ouvrière d’une grande partie de la population catalane se dissout dans une illusoire identité nationale gonflée artificiellement dans les médias, tandis que la lutte sociale disparaît dans le conflit apparent entre un gouvernement central autoritaire et répressif et un « peuple » catalan, pacifique, démocrate s’il en est, qui prétend s’autodéterminer. Il semble que le discours souverainiste accaparant le débat politique ait donné le coup de grâce à la lutte des classes. Personne ne parle des travailleurs, si ce n’est comme sujet secondaire représenté par les syndicats clairement favorables au « droit de décider ». En réalité, le prolétariat se trouve intégré et dégradé dans le concept fourre-tout de « peuple ». Le moment ne peut être plus confus. L’activité propagandiste et l’appropriation de l’espace médiatique par des parties juridiquement opposées, expulsent brutalement la question sociale de la scène politique au profit de la question identitaire, ou pire encore, de l’espagnolisme. Les nuances ne sont pas prises en compte. Chacun se voit obligé de choisir son camp : soit avec le fascisme espagnol, soit avec la démocratie bourgeoise catalane ; soit avec le mensonge constitutionnel, soit avec le fantasme de l’indépendance. Une espèce de chantage moral nous condamne à choisir entre deux cages idéologiques, à nous prononcer pour un type déterminé d’oppression. Et finalement, à adopter une quelconque identité chimérique. La protestation contre l’expropriation totale des individus de la décision par une classe dirigeante économique et politique, à Barcelone et dans la province, n’affleure pas comme contradiction au régime capitaliste mais ce qui a pris sa place peut en revanche se conformer au modèle d’un État plus petit, périphérique et en tous points similaire aux autres États européens.

La fascination pour un État abritant la « nation » catalane est telle, et si savamment cultivée par les experts et les professionnels de la communication que pour ses partisans, il apparaît offensant de douter de son efficacité à résoudre toutes sortes de problèmes, des expulsions au chômage en passant par la précarité ; de la destruction du territoire aux immigrants sans papiers ; de l’égalité des sexes à la réduction des pensions et des services sociaux, etc. Et si par malheur l’obstacle est infranchissable, Madrid pourra toujours être désignée comme responsable. La petite bourgeoisie et les nouvelles classes moyennes nées de la tertiairisation de l’économie, sérieusement touchées par la crise, constituent une bonne partie de la base sociale du souverainisme, la part la plus crédule et la plus subjuguée par l’héroïsme de ses dirigeants emprisonnés ou exilés. Nous trouverons avec peine des prolétaires dans leurs rangs. C’est pourquoi, le nationalisme « démocratique » et citoyenniste émerge dans le contexte actuel, en opposition aux idéologies émancipatrices telles que le socialisme autogestionnaire, le confédéralisme des kurdes, le communisme libertaire et le syndicalisme révolutionnaire. Ou dit autrement, comme un récit alternatif aux théories subversives capables de présenter véritablement et sur place la situation actuelle aux classes opprimées. La lutte contre les effets de la crise qui s’articulait autour de la condition ouvrière, se mène à présent autour de la nationalité. La communauté concrète des travailleurs a été affaiblie par l’assaut du syndicalisme de concertation, le chômage et le consumérisme, et elle a été remplacée par une communauté abstraite, unie virtuellement, interclassiste et essentialiste : le peuple catalan. C’est au nom de cette abstraction que la machinerie nationaliste parle.

Les catastrophes du capitalisme globalisé et le gouvernement corrompu de la droite étatique ont créé un climat idéologique particulier en Catalogne, parfaitement mis à profit par l’enchevêtrement des intérêts souverainistes, qui a su neutraliser tout autre opposition et apporter de l’eau à son moulin. Face à une « démocratie » corrompue et despotique, la direction nationaliste aime à se montrer comme l’agent de la véritable démocratie, obéissant au mandat du « peuple ». Le passé qui pourrait facilement démentir une telle authenticité, a été effacé de l’imaginaire patriotique. Le souverainisme n’a pas de mémoire. Soudainement, toutes les institutions, assez discréditées il y a peu de temps, se voient de nouveau légitimées aux dépens de l’infâme gouvernement central : le Gouvernement catalan, le Parlement, le Bureau du parlement, les conseillers, les sous-secrétaires, les Mossos (flics catalans), les députés, les conseillers municipaux, le patronat, les partis… La répression, en visant le sommet des dirigeants y a largement contribué. Toute la classe souverainiste a acquis une virginité au rabais et dans le même mouvement étaient oubliés, la brutalité de la police autonome, les restrictions, les pots du 3% et la famille Pujol. L’État, au travers duquel la classe dirigeante s’est constituée en une société démocratique, en sort incontestablement sacralisée. Mais la « démocratie » qui n’est rien de plus, aujourd’hui, que la forme politique du capitalisme et qui, dans sa phase critique finale adopte des formes autoritaires et spectaculaires de plus en plus manifestes, aussi bien en Catalogne qu’en Espagne, exerce essentiellement le rôle de mécanisme désactivateur d’un conflit anticapitaliste latent, détourné par les bureaucraties syndicales vers des terrains stériles. L’originalité catalane tient au fait que cette démocratie est l’argument principal de l’architecture oligarchique du nationalisme avec lequel celui-ci s’assure une énorme réserve de fidèles électeurs. Les faux problèmes n’ont d’autre mission que de dissimuler les véritables questions au bénéfice de la domination en hissant soit le drapeau espagnol, soit le drapeau étoilé de l’indépendance.

Indubitablement, en recomposant la scène politique et sociale catalane à partir d’un principe nationaliste, les forces souverainistes ont délogé la « gauche » officielle, l’ancienne et la nouvelle, la social-démocrate et la citoyenniste, toutes deux incapables de se démarquer de la mode identitaire, de ses lieux communs, de ses symboles et de ses mythes. Il ne reste pas d’autre solution que de choisir entre deux maîtres et de se placer à la remorque de « l’unionisme » ou du nationalisme. On pourrait dire quelque chose de semblable à propos de l’anarchisme catalan. Pendant la guerre civile, l’anarchisme officiel a transformé en slogan une phrase faussement attribuée à Durruti : « Nous renoncerons à tout sauf à la victoire ». D’où l’on pouvait déduire que si l’anarchisme abandonnait ses postulats, méthodes et objectifs, il irait de mieux en mieux. Eh bien, les libertaires « patriotes » en ont pris bonne note. À cause d’un prurit activiste ou par sympathie réelle pour le nationalisme, les anarchistes des CDR (Comités de Défense de la République) n’ont pas hésité à oublier l’histoire en se mobilisant derrière les slogans nationalistes ; en déposant leur bulletin de vote dans l’urne, et en légitimant ainsi les élections ; en réclamant une « démocratie » à la catalane avec ses institutions les plus conventionnelles et en apportant sa pierre à l’édifice d’un État républicain duquel on peut attendre un amour des libertés civiles similaire à la version monarchique de celui dont on prétend se séparer. Au capital, ne touchons pas ! Dans le mouvement catalan, personne n’est anticapitaliste, du moins sincèrement, mais pas davantage vegan, hyperféministe ou antiraciste : on est « démocrate ». Nous sommes enclins à penser, après avoir croisé quelques spécimens particulièrement pharisiens, que l’anarchisme aimant la cohue, l’intersectionnalité et l’identité est devenu le refuge d’un milieu extrémiste de la classe moyenne, très minoritaire mais bien visible. Bref, le fer de lance d’une servitude post-moderne. Bon, mais heureusement ce n’est pas tout l’anarchisme. Il y en a de meilleur. En revanche, celui-ci gagnerait sans nul doute à introduire ses manières dans la lutte sociale plutôt qu’à se barricader derrière les principes.

La tâche prioritaire de la critique révolutionnaire devrait consister à dissiper la confusion à l’aide d’une analyse profonde et claire du régime capitaliste, tel qu’il se manifeste dans la société catalane, en rien différent du reste de l’Europe. Les topiques nationalistes se volatilisent face à la lumière des véritables antagonismes sociaux. C’est seulement à partir de ces derniers que pourra se constituer une communauté de lutte capable d’agir contre le Capital et l’État. La conscience des contradictions est encore à venir, et, avec tout ce nationalisme et ce post-modernisme, cela prendra plus de temps que prévu. Mais étant donné que la prolétarisation de la société va empirer à la suite de l’implosion destructrice du capitalisme, la classe moyenne perdra son rôle principal et les présupposés citoyennistes et nationalistes s’effondreront, tel un socle d’argile.

Présentation du livre Je ne souhaite un État à personne ( Pepitas de calabaza 2018)

à Espai Contrabandos, Barcelone, le 19 avril 2018.

Traduction : Marie Christine Le Borgne et Michel Gomez

Version espagnole

Las trampas de la identidad

Cuando el capitalismo internacional entra en una peligrosa fase crítica, en donde la vida de la mayoría de la población planetaria depende completamente de disposiciones funestas tomadas por irresponsables con el fin de superar la recesión y la ruina, en Europa, y más concretamente en Cataluña, la conciencia de la crisis parece ocultarse detrás de conflictos de muy inferior rango, como por ejemplo, el que mantiene el Estado español contra la voluntad secesionista de determinados grupos de poder catalanes, apoyados principalmente por empresarios adictos y por la clase media provinciana. El caso presenta extrañas similitudes con la puesta en escena, en Francia, de la cuestión “musulmana”, una verdadera escenificación montada para esconder la cuestión social tras una problemática étnica, cultural y religiosa.

Bajo el prisma de la soberanía, la condición obrera de gran parte de la población catalana se disuelve en una identidad nacional ilusoria inflada artificialmente en los medios, y la lucha social queda absorbida en la pugna aparente entre un gobierno central, autoritario y represivo, y un “pueblo” catalán, pacífico y demócrata donde los haya, que pretende autodeterminarse. Parece que el discurso soberanista, acaparando el debate político, haya dado la puntilla a la lucha de clases. Nadie menciona a los trabajadores, sino como sujeto secundario representado por sindicatos claramente favorables al “derecho a decidir.” En realidad, el proletariado ha resultado subsumido y degradado en el concepto comodín de “poble”. El momento no puede ser más confuso. La actividad propagandista y la apropiación del espacio mediático por los bandos jurídicamente enfrentados, expulsa abruptamente de la escena pública la cuestión social en provecho de la cuestión identitaria, o peor aún, del españolismo. Los matices no cuentan ; todo el mundo está obligado a escoger su campo : o con el fascismo español, o con la democracia burguesa catalana. O con la mentira constitucionalista o con el fantasma de la independencia. Una especie de chantaje moral nos condena a escoger entre una cárcel ideológica u otra ; a pronunciarnos por un determinado tipo de opresión, en fin, a adoptar una identidad quimérica cualquiera. La protesta contra la expropiación total de la decisión de los individuos por parte de una clase dirigente económica y política, en Barcelona y comarcas, no aflora en contradicción con el régimen capitalista y las instituciones que lo representan, sino que lo que podría tomarse por tal parece conformarse con un Estado menor, periférico, en todo similar a los demás Estados europeos.

La fascinación por un Estado que albergue a la “nación” catalana es tanta, y tan sabiamente cultivada por expertos y profesionales de la comunicación, que para sus partidarios resulta ofensivo dudar de su eficacia en la resolución de toda clase de problemas, desde el de los desahucios al del paro y la precariedad ; del de la destrucción del territorio al de los inmigrantes indocumentados ; del de la igualdad de géneros al de los recortes en pensiones y servicios sociales, etc. Y si por desgracia el escollo es visiblemente imposible de saltar, siempre podrá responsabilizarse a Madrid. La pequeña burguesía y las nuevas clases medias nacidas de la terciarización de la economía, afectadas seriamente por la crisis, constituyen buena parte de la base social del soberanismo, la parte más crédula y más subyugada por la heroicidad de sus dirigentes ecarcelados o exiliados. Difícilmente hallaremos proletarios en sus filas. Por eso, el nacionalismo “democrático” y ciudadano surge en el contexto actual en oposición a ideologías emancipadoras como el socialismo autogestionario, el confederalismo, el comunismo libertario y el sindicalismo revolucionario. O dicho mejor, como relato alternativo a las teorías subversivas capaces de exponer de forma verídica la situación actual a las clases oprimidas. La lucha contra los efectos de la crisis deja de articularse en torno a la condición obrera y pasa a hacerlo alrededor de la nacionalidad. Si la comunidad concreta de trabajadores se ha desleído ante los embates del sindicalismo de concertación, la desocupación y el consumismo, en su lugar se conforma una comunidad abstracta, relacionada virtualmente, interclasista y esencialista : el pueblo catalán. En nombre de dicha abstracción habla el montaje nacionalista.

Las catástrofes del capitalismo globalizado y el gobierno corrupto de la derecha estatal han creado un clima ideológico particular en Cataluña, perfectamente aprovechado por el entramado de intereses soberanista, que ha sabido neutralizar cualquier otra oposición y llevar toda el agua a su molino. Frente a una “democracia” corrompida y despótica, la dirección nacionalista gusta mostrarse como agente de una democracia verdadera, obediente al mandado del “pueblo”. El pasado, que podría desmentir con facilidad tal autenticidad, ha quedado borrado en el imaginario patriótico. El soberanista carece de memoria. De golpe, todas las instituciones, a estas alturas bastante desacreditadas, se ven legitimadas a costa del infame gobierno central : el Govern, el Parlament, la Mesa, consellers, subsecretarios, Mossos, diputats, regidors, patronals, partidos... La represión, centrada en la cúpula dirigente, ha contribuido sobradamente. Toda la clase política soberanista adquiere una virginidad a precio de saldo, y con ella, la brutal policía autonómica y el Govern de los recortes, del BCN World y del caso Palau. El Estado, a través del cual la clase dominante se constituye en sociedad democrática, queda incontestablemente consagrado. Pero la “democracia”, que hoy no es más que la forma política del capitalismo, y que en su fase crítica final adopta formas autoritarias y espectaculares cada vez más obvias, tanto en Cataluña como en España, suele ejercer de mecanismo desactivador de una latente conflictividad anticapitalista, desviada por las burocracias sindicales a terrenos baldíos. La originalidad catalana es que la susodicha democracia se erige como argumento principal de las tramas oligárquicas del nacionalismo con el que este se asegura una bolsa descomunal de votantes fieles. Las falsas cuestiones no tienen otra misión que disimular las auténticas en beneficio de la dominación, enarbole la roja y gualda o la estelada.

Es indudable que al recomponer el escenario político y social catalán en clave nacionalista, las fuerzas soberanistas han descolocado a la “izquierda” oficial, a la de viejo y a la de nuevo cuño, a la socialdemócrata y a la ciudadanista, incapaces ambas de desmarcarse de la moda identitaria y distanciarse de sus lugares comunes, sus símbolos y sus mitos. No le ha quedado más remedio que elegir entre dos amos y ponerse a remolque del “unionismo” o del nacionalismo. Algo parecido podíamos decir del anarquismo catalán. Durante la guerra civil, el anarquismo oficial convirtió en consigna una frase atribuida falsamente a Durruti : “Renunciamos a todo menos a la victoria.” Con ello se trataba de justificar una abjuración vergonzosa y una táctica inútil hecha a base de capitulaciones. Según se desprendía de ello, al anarquismo le iría mejor cuanto más renegase de sus postulados, métodos y objetivos. Pues bien, los libertarios “de país” han tomado buena nota. Por puro activismo o por simpatizar realmente con el nacionalismo, no tienen empacho en olvidarse de la historia movilizándose tras eslóganes nacionalistas ; en depositar su papeleta de voto en la urna santificando las elecciones ; en reivindicar una “democracia” a la catalana y sus instituciones más convencionales, y en aportar su grano de arena a la construcción de un Estado republicano, del que se puede esperar un amor a las libertades civiles semejante al de la versión monárquica de la que se pretende segregar. Al capital, ni tocarlo ; en la movida catalana nadie va de anticapitalista, a no ser de boquilla ; se va de demócrata. Nos inclinamos a pensar, tras habernos cruzado con algunos ejemplares especialmente fariseos, que el anarquismo de la posmodernidad y la militancia identitaria se ha convertido en el refugio de un sector extremista de la clase media, muy minoritario, pero visible. En resumen, la punta de lanza de una nueva servidumbre. Bueno, pero por suerte, ese no es todo el anarquismo ni de lejos, aunque éste ganaría bastante incidiendo en la lucha social más que parapetándose tras los principios.

La tarea primordial de la crítica revolucionaria consistiría en disipar la confusión mediante un análisis profundo y claro del régimen capitalista tal y como se manifiesta en la sociedad catalana, en nada diferente a la europea. A la luz de los verdaderos antagonismos sociales se esfuman los tópicos nacionalistas. Solamente a partir de aquellos puede constituirse una comunidad de lucha capaz de actuar contra el Capital y el Estado. La conciencia de las contradicciones está todavía por llegar, y con tanto nacionalista, tardará más de la cuenta, pero dado que la proletarización de la sociedad va a agravarse como resultado de la implosión destructiva del capitalismo, la clase media perderá protagonismo y los presupuestos ciudadanistas y nacionalistas se irán derrumbando, como levantados sobre un pedestal de barro.

Miquel Amorós
Para la presentación del libro “No le deseo un Estado a nadie”, en Espai Contrabandos, Barcelona, 19 de abril de 2018.

Notes :

[1Pepitas de calabaza, Logroño 2018 : http://www.pepitas.net/libro/no-le-deseo-un-Estado-a-nadie


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