Sans Canal Fixe vous propose d’assister à la projection de
« Émilio : l’écho d’autres pas »
le samedi 17 novembre à 16h à St Pierre-des-Corps près de Tours
« Émilio : l’écho d’autres pas »
à St Pierre-des-Corps près de Tours
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le samedi 17 novembre à 16h

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« Émilio : El eco de otros pasos »
Espagne - 2011 - 90 min – VOSTFR
Version sous-titrée en français

Émilio en 1936
« C’est un peu l’histoire de sa vie quotidienne au moment où il absorbe les dernières gorgées de sa vie, et de sa lutte pour maintenir la flamme de la mémoire de son passé libertaire. Son invalidité le confine dans son petit appartement, et le téléphone est l’ultime arme qu’Émilio empoigne pour survivre. »

Enric Miro
Le réalisateur barcelonais de ce film, que nous avons déjà présenté : article 546

Après le film, s’il reste assez de temps, les giménologues évoqueront rapidement le parcours d’Émilio en Espagne en 1936-1939. Aujourd’hui à 93 ans, il vit à St Pierre.

"Émilio, le petit jeune à droite, sur le front de Belchite "

Les Giménologues travaillent depuis des années avec Émilio Marco Pérez, un ancien milicien de la colonne anarchiste Sur Ebro (aussi appelée Colonne Ortiz), positionnée sur le front de Belchite. À l’instar d’Antonio Giménez, Émilio ne peut nous parler de cette histoire sans évoquer les figures de ses compañeros y compañeras à jamais disparus en Aragon, notamment Juan Gavalda et Carmen Crespo.

La matière essentielle de ce futur livre a été fournie par Émilio, par Hélios Peñalver, le fils de Juan [2] le centurion d’Émilio, et par Engracia Galván, fille de Florentino [3] qui a été « exfiltré » de Saragosse grâce à un commando de « fils de la nuit » de la colonne Sur Ebro.

Leurs récits, photos et documents ont servi de matrice chronologique et événementielle. Nous l’avons développée et recoupée à partir de ce que nous avons trouvé dans les centres d’archives, dans la presse des années trente, dans les ouvrages récents, dans d’autres récits publiés ou non, dans les travaux inédits d’historiens ou de chercheurs amateurs, etc.

Nous y ajouterons les récits d’autres ancianos de la même colonne qui vivent actuellement à Barcelone : Concha Perez [4] et Enric Cassanyes.
Et nous enrichirons ce livre de cartes inédites permettant une mise au point sur l’organisation, le départ et le positionnement des colonnes anarchistes en Aragon en 1936-1937.

La milice (…) est une armée politique qui a conscience de faire la guerre civile non point pour des valeurs abstraites, non point pour des provinces à conquérir, non point pour des colonies ou des routes impériales, mais pour l’existence personnelle de chacun.

H.E. Kaminski, Ceux de Barcelone, Paris, Allia, 2003

Les Giménologues, 11 novembre 2012