Adaptation théâtrale : premières représentations et extraits vidéo.

mardi 30 mai 2006
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Critique parue dans le Progrès de Lyon. Extraits vidéos accessibles provisoirement.

Préambule : Dans son interview, Fabrice dit que Gimenez rejoint les Brigades internationales en Espagne. Nous nous permettons de préciser que bien au contraire Antoine a soigneusement évité l’enrôlement dans les BI d’obédience communiste, et qu’en tant que libertaire il a rejoint les colonnes anarchistes du front d’Aragon composées de miliciens volontaires de juillet 1936 à juillet 1937.

Ensuite les milices et colonnes ont étré militarisées ce qui correspond en gros à la fin de la révolution.
Les communistes espagnols et ceux du Komintern n’ont eu de cesse de contrôler ou exterminer les anarchistes en Espagne, comme en Russie en 1917 ; la constitution des Brigades internationales en octobre 1936 représente un des moyens pour ce parti de mener sa contre-révolution.

Alors "en mémoire" d’Antoine et pour être en phase avec ce que nous écrivons dans les Fils de la nuit, précisons bien que le groupe international de la colonne Durruti et les BI sont deux choses très différentes.

Les Giménologues.



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Un libertaire libertin

Bruno Salvatori alias Antonio Gimenez (1910 - 1982)
fut très tôt gagné par les idées anarchistes. Pour
cette raison, il quitta son Italie natale pour prendre
part à la guerre civile espagnole. Il rejoignit en
1935 le camp des communistes, des socialistes et
libertaires qui s’opposait à franco et à son armée.

La pièce "Del amor, la guerra y la revolucion"
qu’interprète Fabrice taponard est une adaptation des
mémoires qu’il écrivit en 1974. On y retouve des
souvenirs guerriers d’embuscades, de combats violents,
d’occupation de villages et de fuites sous les balles
ou les bombes. C’est assez haletant, et l’on voit bien
que l’auteur n’enjolive rien mais livre ses souvenirs
tels qu’il les a vécus. Plus inattendus sont les
passages qui ont trait aux relations amoureuses qui se
nouent dans le fracas de cette guerre civile.
Empreints d’une sensualité brûlante, ils disent
comment le danger lève soudain les tabous et pousse à
l’union charnelle.

Dans le registre de l’érotisme
comme dans celui de l’affrontement armé, Taponard
livre une interprétation sobre et émouvante qui
renforce le puissant pouvoir d’évocation du texte de
Gimenez.

N.B. Le Progrès (Jeudi 25 mai 2006).


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Accès provisoire. Cliquez sur le 23/05/06. Théâtre des Clochards Célestes.


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