Entretien donné à la CNT SUB Paris

par la giménologue Myrtille Gonzalbo
lundi 13 novembre 2017
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Entretien donné à la CNT SUB Paris

par la giménologue Myrtille Gonzalbo
en vue du débat du 11 novembre 2017 :
« D’Octobre 17 à Juillet 36,
les Bolchos et les Anarchos ont-ils remis le peuple au boulot ? »


http://www.cnt-f.org/subrp/spip.php?article1139



On pourra lire aussi ici http://www.cnt-f.org/subrp/spip.php?article1092 l’entretien donné par Eric Aunoble que nous complétons par cette adresse aux travailleurs des soviets rédigée par le camarade Lénine et diffusée en décembre 1917, juste avant de lancer la tchéka aux trousses de tous ceux (et bien d’autres…) qui sont ici traités de « parasites » :

Comment organiser l’émulation ?



Extraits :

Le recensement et le contrôle, telle est la tâche économique essentielle de tout Soviet des députés ouvriers, soldats et paysans, de toute société de consommation, de toute association ou comité de ravitaillement, de tout comité d’usine ou de tout organe de contrôle ouvrier en général. […]

Le recensement et le contrôle, à condition qu’ils soient assurés par les Soviets des députés ouvriers, soldats et paysans, en leur qualité de pouvoir suprême de l’Etat, ou d’après les indications et au nom de ce pouvoir - le recensement et le contrôle généralisés, universels, absolus, de la quantité de travail et de la répartition des produits, - tel est le fond même de la transformation socialiste, une fois la domination politique du prolétariat acquise et assurée. […]

Pas de quartier pour ces ennemis du peuple, ces ennemis du socialisme, ces ennemis des travailleurs. Guerre à mort aux riches et à leurs pique-assiette, les intellectuels bourgeois ; guerre aux filous, aux fainéants et aux voyous. Les uns et les autres sont frères jumeaux, la progéniture du capitalisme, les rejetons de la société des seigneurs et des bourgeois, où une poignée d’individus spoliait et bafouait le peuple, société où l’indigence et la misère poussaient des milliers et des milliers d’hommes dans la voie de la canaillerie, de la vénalité, de la filouterie, de l’oubli de la dignité humaine, société qui inculquait nécessairement aux travailleurs le désir d’échapper à l’exploitation, fût-ce par un subterfuge, de se tirer d’affaire, de se débarrasser, ne serait-ce que pour une minute, d’un travail rebutant. […]

Les riches et les filous sont les deux faces d’une même médaille ; ce sont les deux catégories principales de parasites nourris par le capitalisme ; ce sont les principaux ennemis du socialisme, des ennemis qu’il faut placer sous la surveillance particulière de toute la population, et contre qui il faut sévir implacablement à la moindre infraction aux règles et aux lois de la société socialiste. Toute faiblesse, toute hésitation, toute sentimentalité à cet égard seraient le plus grand des crimes envers le socialisme. […]

Des milliers de formes et de procédés pratiques de recensement et de contrôle visant les riches, les filous et les parasites doivent être mis au point et éprouvés pratiquement par les communes elles-mêmes, par les petites cellules à la campagne et à la ville. La diversité est ici un gage de vitalité, une promesse de succès dans la poursuite d’un même but unique : débarrasser la terre russe de tous les insectes nuisibles, des puces (les filous), des punaises (les riches) et ainsi de suite. Ici, on mettra en prison une dizaine de riches, une douzaine de filous, une demi-douzaine d’ouvriers qui tirent au flanc (à la manière de voyous, comme le font de nombreux typographes à Pétrograd, surtout dans les imprimeries des partis). Là, on les enverra nettoyer les latrines. Ailleurs, on les munira, au sortir du cachot, d’une carte jaune afin que le peuple entier puisse surveiller ces gens malfaisants jusqu’à ce qu’ils se soient corrigés. Ou encore, on fusillera sur place un individu sur dix coupables de parasitisme. […]

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Lénine • Comment organiser l’émulation ?

les giménologues, 12 11 2017


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