Articles publiés dans cette rubrique
dimanche 6 mars 2005
L’enfance de Bruno par lui-même
Où Antoine Gimenez raconte une partie de son enfance en Italie, lorsqu’il se nommait encore Bruno Salvadori.
ENFANCE Pour les amateurs des théories freudiennes, qui essayeront plus tard de chercher les raisons profondes de ma façon de concevoir la vie et les causes secrètes de mes actes, je me dois de leur donner quelques renseignements sur mes origines. Je reconnais à priori que ce que je sais ne leur servira pas à grand-chose. Mon arrière-grand-père, un curé qui exerçait son mandat dans une petite paroisse italienne, remarqua entre ses ouailles une belle et jeune dévote ; Il (…)
lire la suite de l'article
samedi 5 mars 2005
Poémes d’Antoine. Premier recueil.
Antoine aimait la littérature. Comme vous pouvez le vérifier à la lecture de ses "Souvenirs…", il s’est essayé à l’écriture. Ces poèmes ont été retrouvés et retranscrits pêle-mêle. Il a été impossible de les dater précisément. Certains sont dédiés à ses camarades… Ses thèmes de prédilection y sont respectés, autant que dans ses mémoires : amour(s), révolution, combats…
Ils sont tous morts les jeunes de mon temps Georges, Alexandre, Cartagena, Carlos Ramona, Mimosa, Conchita et Augusta Ils sont tous morts les jeunes de mon temps Ils avaient du courage, ils étaient forts et (…)
lire la suite de l'article
vendredi 4 mars 2005
Poèmes d’Antoine. Deuxième recueil.
DANS LA RUE Je vous demande pardon mais, Je vous aime, Madame, depuis que mon sort Fit croiser nos chemins, tout près du Vieux Port, Je vous ai suivie sans oser vous parler, En vous admirant, je rêvais de caresses et de baisers. Depuis huit jours déjà, je vous suis sans cesse Comme si vous teniez mon pauvre cœur en laisse ; Car je vous aime, Madame, comme aimaient jadis Les humbles ménestrels d’une duchesse épris. Mais, dites dons, Monsieur, je ne vous connais pas ! Je suis un ouvrier, Madame, et on m’appelle François. Un ouvrier ! Allez conter ailleurs vos sornettes ! Je (…)
lire la suite de l'article
jeudi 3 mars 2005
Poèmes d’Antoine. Troisième recueil.
Suite et fin de la totalité des poèmes écrits par Antoine.
La vie s’écoule lentement, C’est l’heure du départ : Tu t’éloignes doucement Et ton pas résonne Tristement Tout au fond de mon cœur Comme un glas… La vie s’écoule lentement, Comme le ruisseau coule Vers la rivière et la mer La vie s’en va cal
lire la suite de l'article
jeudi 3 mars 2005
Trois courtes nouvelles et un spleen.
Où l’on voit que la fiction se mêle de réel.
AOUT 43 Chérie, Je suis de retour chez moi. Il y a une heure que je vous ai quittée sur le quai de la gare après avoir cueilli un dernier baiser sur vos lèvres fraîches comme une eau de source. Je vous écris pour vous dire ce que je n’ai pas osé vous dire de vive voix… pour te dire ma bien aimée…une dernière fois : je t’aime ! Et pour te dire aussi : adieu ! Adieu ! Adieu, car il ne faut pas que nous rencontrions encore. Il faut que cette flamme qui nous a brûlés et qui nous brûle d’un feu si doux s’éteigne peu à peu (…)
lire la suite de l'article
mercredi 2 mars 2005
Un "Souvenir" et deux courtes nouvelles.
Sans titre Je ne sais pourquoi ce souvenir hante depuis quelques jours ma mémoire : Ils étaient quatre garçons, quatre têtes brûlées. Ils avaient arraché ensemble des parcelles d’or aux puissants de la terre, Ils avaient enlevé des femmes du bordel pour les émanciper, Ils avaient tiré du couteau ou du revolver dans tous les bas-fonds de la méditerranée, Tour à tour voleurs, contrebandiers, vagabonds, aimants la bagarre et l ‘aventure… Trois sur quatre se retrouvèrent en Espagne en pleine mêlée… On les appelait “ los del gorro negro ” ; trois fous qui jouaient à la (…)
lire la suite de l'article