Notice Biographique MAITRON de Charles RIDEL

rédigée par Charles Jacquier et Marianne Enckell

Il était temps que nous mentionnons ce copieux article parmi les nombreux autres dans le Maitron qui concernent les Internationaux de la colonne Durruti sur lesquels nous reviendrons (à commencer par la notice sur Antoine Gimenez).

Ajoutons un des extraits des articles de Ridel publiés dans Le Libertaire
qu’ Anne Mathieu cite dans son livre
Nous n’oublierons pas les poings levés. reporters, éditorialistes et commentateurs antifascistes pendant la guerre d’Espagne, ed. Syllepse, Paris 2021 :

( pp. 95696 ) Autres reporters qui se livrent à une description de ce peuple espagnol, Charles Ridel et Charles Carpentier, dans Le Libertaire. Mais reporters d’un genre particulier, puisqu’ils viennent en Espagne pour se battre, en l’occurrence dans la colonne du militant anarchiste Buenaventura Durruti.
En outre, l’organe de "l’Union anarchiste" se refuse à les désigner comme tels, entourant, pour les présenter, le terme de « reporters » de guillemets, et insistant sur leur « témoignage », en précisant que « ce n’est pas là le travail de journalistes qui passent deux heures ici ou là et qui émettent à la suite des opinions aussi définitives qu’approximatives ». Toutefois, siégeant en une de ce numéro du 7 août, ils sont là, probablement aussi, pour tenter de rivaliser avec les reportages des autres organes de gauche…
Charles Ridel (Charles Marin Cortvrint, dit, 1914-1977), de nationalité belge, ouvrier, membre de la commission administrative de l’UA et chargé de la propagande, est un collaborateur régulier du Libertaire, et deviendra journaliste ultérieurement. Il est l’un des co-fondateurs du Groupe international de la colonne Durruti. Ridel et Carpentier sont arrivés par Puigcerda le 29 juillet, se sont rendu à Barcelone le 30, puis à Lerida le 2 août, et sont arrivés à Bujaraloz (Aragon) le même jour, où ils demeureront. Du 16 au 19 août, ils seront à Pina (Aragon) mais les reportages de cette période-là ne paraîtront qu’en septembre (ils signaleront l’arrivée à Pina de Simone Weil le 18 août 193).
Leur description des miliciens, datée du 2 août à Bujaraloz, est plus iconoclaste que chez Viollis, un brin de cliché en plus : « Les miliciens sont pareils à ceux de Pancho Villa, que le cinéma a popularisés. Pas un n’a le même uniforme : des combinaisons bleues, des habits civils, des uniformes dépareillés, des casques, des bérets, de grands chapeaux mexicains, des bonnets de police rouges et noirs, etc. La seule partie qui soit commune, ce sont les espadrilles. »

source :
https://blogs.mediapart.fr/robi-morder/blog/160721/juillet-1936-la-guerre-despagne-commence-nous-noublierons-pas-les-poings-leves ?

Anne Mathieu taxera par ailleurs (p. 170) de "discours idéologique " toute mention de "révolution en Espagne" dans Le Libertaire en citant un extrait d’article de Ridel.

Les giménologues 25 juillet 2021