L’enfer des républicains espagnols exilés en Afrique du Nord

Photo prise au camp de Bouarfa (Maroc) en 1940.
Archives personnelles Eliane Ortega Bernabeu

Aux derniers jours de la guerre d’Espagne (1936-1939), des
milliers de républicains trouvaient refuge dans le Maghreb
colonial. Internés puis convertis aux travaux forcés sous le régime
de Vichy, ils ont vécu une histoire aussi tragique que méconnue.

Laurent Perpigna Iban

Journaliste et photographe indépendant, passionné par le Proche-Orient où il se rend régulièrement.

MARS 1939. DEPUIS PLUS D’UN MOIS, LA CATALOGNE est entre les mains des forces franquistes. Près d’un demi-million de réfugiés républicains espagnols prennent la fuite par le nord, pour ce qui reste aujourd’hui encore la plus importante migration jamais observée à une frontière française. Mais la retirada n’est pas l’ultime chapitre de la guerre d’Espagne : dans le sud-est de la péninsule ibérique, les derniers bastions républicains tombent les uns après les autres. Les hostilités se terminent dans « l’entonnoir » d’Alicante. Ne pouvant fuir ni par Valence ni par le sud de l’Espagne déjà aux mains des franquistes, miliciens et civils républicains sont contraints de prendre la mer.
Depuis Alicante, plusieurs milliers embarquent en catastrophe en direction du port le plus proche, Oran. La flotte républicaine en provenance de Carthagène accoste elle à Alger, avant d’être déroutée, avec 4 000 personnes à son bord, vers Bizerte en Tunisie. Au total, ce sont probablement entre 10 000 et 12 000 Espagnols — peut-être plus selon certains témoignages — qui arrivent sur les côtes d’Afrique du Nord en quelques jours.

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Les giménologues 15 avril 2021