Disparition de RENACER SOLER

Encore un grand ami de certains giménologues qui disparaît à Vernet les Bains, dans les Pyrénées Orientales. Renacer est né en juillet 1937 dans la village aragonais dAlcorisa, en pleine ébullition collectiviste.

Nous relayons l’hommage de Joan BUSQUETS VERGES , dont Renacer a traduit le livre

"Vingt ans de prison : les anarchistes dans les geôles de Franco", Juan Busquets ; traduit de l’espagnol par Renacer Soler. - Toulouse : le Coquelicot, 2017.

Ha fallecido de una larga enfermedad Renacer Soler (02/07/1937-30/01/ 2021), un anarquista y un amigo de muchos años. Es el traductor en francés de mi libro Veinte años de Prisión. Los anarquistas en las carceles de Franco.
En la introducción del libro narra su infancia la adolescencia, dice : « crecí en el exilio, Perpiñán, recuerdo que pasaban por mi casa de mis padres guerrilleros que iban España a combatir la dictadura de Franco, y mi madre lloraba cuando le notificaban la muerte de un compañero, que unos días antes le había preparado la cena ». Me crié en este ambiente de lucha y de desolación. Circunstancia por la que me motivó traducir este libro de mi amigo Juan Busquets, porque es un complemento de mi propia existencia.

Quiero resaltar mi respeto a ese compañero que nos ha dejado, aunque su recuerdo subsistirá en mi por su alto sentido de la amistad, solidaridad y conducta moral.
Con toda mi más sincera condolencia a su compañera Marta e hijos.
Que la tierra te sea leve, compañero

Joan Busquets

Extrait de la très délicate préface de Renacer :

[...] J’ai suivi, enfant et adolescent en exil, les hauts faits de ces
guérilleros mythiques qui donnaient leur vie à cet idéal qui sera
aussi le mien. J’ai vu ma mère pleurer trop souvent lorsque un
tel ou tel autre qui était passé à la maison la semaine dernière
était “tombé”. Je me suis donc attelé à cette tâche avec beaucoup de tendresse et plus de cœur que de tête. Dés le début j’ai compris l’impossibilité qui serait la mienne de rendre l’extraordinaire ambiance de cette période dans ce milieu anarcho-syndicaliste, ambiance si bien décrite par l’auteur, où il suffisait d’arriver en disant que l’on était un compañero pour que la porte s’ouvre, et que la compañera ajoute de l’eau à la soupe (comme disait Kropotkine en exil à Londres).[...] [...] Je ne sais si j’ai réussi à rendre la richesse de ce livre, contrepoint et interpénétration de l’autobiographie d’un homme, d’une période de l’histoire d’Espagne, de l’expression d’une idéologie inébranlable et d’une incroyable galerie de portraits.[...]

Les giménologues, 5 février 2021