logo article ou rubrique
On peut commencer à sortir du Capitalocène en allant à Notre Dame des Landes ce week-end 14-15 avril 2018
Nous n’avons pas peur des ruines.
Visites : 211 - Popularité :
22%
logo imprimer

« Nous n’avons pas peur des ruines. Nous sommes capables de bâtir aussi. […] Nous allons recevoir le monde en héritage. La bourgeoisie peut bien faire sauter et démolir son monde à elle avant de quitter la scène de l’Histoire. Nous portons un monde nouveau dans nos cœurs. » Buenaventura Durruti, août 1936, après la reconquête d’une partie de l’Aragon

On peut en parler avec Armel Campagne
Auteur de Le Capitalocène. Aux racines historiques du dérèglement climatique [1]

à la librairie Antigone de Grenoble le 27 avril 2018 à 20 h : https://www.bibliothequeantigone.org/?p=3218

« Le capitalisme libéral étant à l’origine du dérèglement climatique et son principal moteur, il ne nous restera plus qu’à envisager une sortie du capitalisme, au-delà des impasses du capitalisme vert et de la planification écologique ».

« Parler de Capitalocène plutôt que d’Anthropocène pour désigner notre époque, c’est prendre acte, sans exempter pour autant l’industrialisme soviétique, que le capitalisme est devenu coextensif à la Terre. Les trois derniers siècles se caractérisent par une accumulation extraordinaire de capital : en dépit de guerres destructrices, ce dernier s’est accru d’un facteur 134 entre 1700 et 2008. Dans le même temps, la démographie humaine, pointée du doigt par une pensée dépolitisante comme facteur principal de la crise éco/géologique, ne s’est accrue « que » d’un facteur 10.

Cette formidable dynamique d’accumulation du capital a sécrété une « seconde nature » faite de routes et de plantations rectilignes, de chemins de fer et de pesticides, de mines et de pipelines, de forages et de barrages, de centrales électriques et de déchets plastiques, d’avions et de gaz à effet de serre, de marchés à terme et de porte-conteneurs, de places financières et de banques structurant les flux de matière, d’énergie, de marchandises et de capitaux à l’échelle du globe.
C’est cette technostructure orientée vers le profit qui a fait dérailler la Terre hors de l’Holocène, époque pendant laquelle le niveau des océans et des températures était resté stable pendant 12000 ans. Plus profond qu’une simple « crise écologique », ce basculement géologique qui altère gravement les conditions d’habitabilité de notre planète est le fait de l’âge du capital (Hobsbawm) bien plus que le fait de “l’âge de l’homme” dont nous rebattent les récits dominants ». A. C.

Les Giménologues 13 avril 2018

Notes :

[1Ed. Divergences 2017


Haut de page
Réalisé sous SPIP
Habillage ESCAL 4.1.10