Qui sommes nous ?
Une brève présentation des « giménologues » en deux temps
Article mis en ligne le 2 décembre 2017
dernière modification le 12 décembre 2017

par Hipparchia
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Les auteurs des Fils de la Nuit sont les « giménologues » - appellation désinvolte issue de Gimenez, le pseudonyme depuis 1935 de Bruno Salvadori, l’auteur des Souvenirs qui ont servi de point de départ à leur travail.
Les giménologues sont donc une petite équipe réunie pour l’occasion autour du témoignage d’Antoine Gimenez.
Deux d’entre eux, Jean-Marc et Jackie, qui habitent Marseille, l’avaient connu peu avant sa mort en 1982 et avaient fait circuler quelques copies du manuscrit-tapuscrit des Souvenirs au cours des années 80, entre autres auprès de deux amis grenoblois, Vincent et Myrtille, qui seront à l’origine, quelque 20 ans plus tard, de la constitution de la « cuadrilla ».
Deux autres amis, Johannes et Asención (dite Ascen), membres de la communauté Longo Maï à Forcalquier, se joindront au groupe, tout d’abord pour réaliser un feuilleton radiophonique autour des Souvenirs de Gimenez, ensuite afin d’entreprendre la publication du texte, augmenté d’un appareil critique.
Entretemps, les giménologues ont retrouvé la trace à Périgueux de Frédéric - l’ancien compagnon de Vivianne, la petite-fille adoptive de Gimenez -, qui a aussitôt intégré le cercle des chercheurs amateurs ; ceux-ci ont alors adopté, à la plaisante suggestion d’un autre ami, Anselm, présent lors de cette rencontre, l’appellation de « giménologues ».
Aucun giménologue n’est historien professionnel.

Ascen (qui a rejoint les Fils de la nuit en février 2006 ), Frédéric, Jackie, Jean-Marc, Johannes, Myrtille et Vincent.

2007

Suite

Les Giménologues sont un petit collectif d’amis devenus historiens amateurs en se dédiant depuis 2004-2005 à la publication des Souvenirs de la guerre d’Espagne d’Antoine Gimenez, alias de Bruno Salvadori, un milicien volontaire du Groupe International de la colonne Durruti, mort à Marseille en 1982.

On ne pensait pas se trouver encore sur le coup douze ans après. Nous avons d’abord réalisé un feuilleton radiophonique de dix heures avec des amis de Radio Zinzine à Forcalquier, et c’est en rédigeant les mises en contexte du récit que nous avons pris la mesure de la richesse historique de ce document. Cela nous a entraînés dans un passionnant cycle de recherches et de trouvailles dont nous ne sommes toujours pas sortis. Au vu de la taille finale de notre appareil critique [1], nous nous sommes bombardés « spécialistes » des écrits de Gimenez.

Depuis 2006, au cours de multiples tournées de présentations, nous avons fait des rencontres inattendues avec des anarchistes espagnols de plus de 85 ans, devenus des amis. La plupart étaient des anciens miliciens du front aragonais, qui avaient lu de près le récit d’Antoine. C’est ainsi qu’est né en 2016 le second ouvrage A Zaragoza o al charco ! Aragon 1936-1938. Récits de protagonistes libertaires (paru chez L’Insomniaque), nourri de leurs histoires directement racontées (ou via leurs enfants).

La « giménologie » renvoie aussi à la méthode adoptée : nous attribuons une grande valeur historique aux écrits et aux témoignages des protagonistes [2] du processus révolutionnaire engagé dans ce pays depuis le milieu du XIXe siècle. Chaque parcours individuel est fort en soi et rappelle que les hommes et les femmes de cette époque étaient chargés d’un intense désir d’émancipation collective. Nous y voyons une illustration de la dynamique individu-collectif où le premier ne se dilue pas dans le second, propre au mouvement libertaire. Ensuite, autant que possible, nous confrontons les témoignages à d’autres sources (archives, presse), sans cesse alimentées par des personnes qui nous écrivent, et par l’amical réseau de mise en commun des données qui traverse, entre autres, le milieu libertaire ; sans oublier les riches centres de documentation de l’IISG, et des CIRA (Lausanne et Marseille).

Ainsi continuons-nous à puiser dans l’abondant matériau à notre disposition pour comprendre comment le mouvement communiste libertaire espagnol a pu focaliser en lui un tel espoir de révolution sociale dans les années trente.

décembre 2017.

Notes :

[1Les fils de la nuit. Souvenirs de la guerre d’Espagne (juillet 1936 – février 1939) suivi de À la recherche des fils de la nuit par les giménologues. Troisième édition de près de 1000 pages, entièrement revue, corrigée et augmentée (avec le dvd du feuilleton), Libertalia, Paris, 2016. Une édition espagnole en deux volumes a été publiée en 2009, et une américaine est prévue pour 2018 chez AK Press.

[2Il n’y a désormais plus de protagonistes vivants, mais certains de leurs enfants ont bien des choses à raconter…


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