Á Barcelone les vendeuses ambulantes étaient de sacrés tempéraments“
Article mis en ligne le 2 avril 2016
dernière modification le 25 avril 2016
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Á Barcelone „Les vendeuses ambulantes étaient de sacrés tempéraments“ [1]

Une vendeuse et ses paniers

Les vendeuses ambulantes étaient de sacrés tempéraments. Et cette féminisation n’est pas due au hasard, ni au politiquement correct, elle est plus qu’obligée car nombre de ceux qui remplissaient ces tâches étaient des femmes avec des gamins sur le dos. Elles abondaient dans le quartier. La vente ambulante fournissait de quoi vivoter, comme premier apport d’argent ou comme complément des petites paies journalières – quand il y en avait – que ramenaient d’autres membres de la famille, femmes ou hommes. Ce type de vente comportait une phase préliminaire consistant à remplir les cabas et paniers ou la pièce de tissu qui servait de baluchon, chargée sur le dos. Il représentait une échappatoire au travail dans des endroits reclus (sans jamais voir la lumière du jour, ni même son ombre, comme dirait Juan), et au despotisme des contremaîtres, chefs et patrons. C’était aussi une façon de rendre moins chère la vie de beaucoup, en empiétant sur le monopole brutal des boutiquiers sans scrupules et des commerçants avares. Bref, elle – La Carmen – préférait les qualifier de charcutiers et de marchandes de quatre saisons avec autorisations (qu’elles obtenaient rapidement, insiste-t-elle, grâce à leurs chéris des marchés).

Rue ouvrière

Mauvais début peut-être pour une chronique encline à souligner la fierté d’une classe exploitée mais non soumise. La vente ambulante irrégulière et non autorisée était la cible de dénigrements en paroles ou en actes de la part de ceux qui avaient des conditions de vie garanties, même sans en branler une. Et bien sûr, signaler que dans ces casas baratas [maisons pas chères] des vendeurs et vendeuses ambulants pullulaient équivalait à renforcer leur stigmatisation en tant que „racaille“. Mais pour qui trimait pour un quignon de pain et guère plus, ce n’était pas si simple. Ceux qui ne pouvaient louer leurs bras ne pouvaient que déambuler d’un endroit à un autre, en espérant qu’une solution au chômage de masse leur tomberait du ciel, et finies les magouilles ! Ou alors, tu ne croyais plus en la providence, et en restant les bras croisés la seule chose que tu obtenais c’était de perdre le minimum vital. Pour ces raisons et pour d’autres, le principal ennemi des vendeurs ambulants était celui qui maniait les lois avec toutes leurs armes. Et elles leur rendaient la vie impossible, car lorsque on ne te retirait pas la marchandise, on t’emmenait directement au premier poste venu.
Cela peut paraître étonnant mais les vendeuses étaient rebelles, elles ne ployaient pas l’échine face aux mesures répressives, et elles ont même pu être révolutionnaires. Ces années de la République sont caractérisées par la guerre contre la vente ambulante, et par conséquent par des problèmes d’ordre public où, toujours, ces vendeurs étaient impliqués.

Intervention de la police

Article de presse : La Soli du 30.10.1931

La police veut en finir avec les vendeurs ambulants en les envoyant tous à l’hôpital
Une commission de vendeurs nous a rendu visite. Ils venaient de Sans : Casimira Brea, Bautista Isaac, Jacinta Arrándiz, María Sánchez et José Guevara. Et, comme ceux d’hier, après nous avoir raconté la tragédie de leur vie, de nous dire la première que, avec son mari à l’hôpital, elle n’a pas d’autres moyens contre la faim que la vente ambulante ; et les autres de nous affirmer qu’ils n’ont pas d’autre issue que le vol ou le type de commerce qu’ils pratiquent. Ils nous ont raconté ce qui s’était passé hier matin, sur le marché de Sans. Une nuée de policiers de toutes sortes a surgi subitement. Ils ont frappé de leurs matraques les têtes et les dos de ceux qui se trouvaient sur leur passage. Ils n’ont eu aucune considération ni pour la condition, ni pour le sexe. Quand les femmes ont protesté en disant que c’était le manque de travail qui les contraignait à vendre dans la rue, la police leur répondait qu’elles n’avaient qu’à professer un autre commerce, qu’il est inutile de nommer car le lecteur aura compris.
La femme citée en premier portait sur le corps les traces sanglantes des coups reçus ; les autres nous ont également montré les marques laissées par les bâtons des autorités.
Face à de tels agissements, nous répétons les paroles qui constituent le titre de ces lignes : la police veut en finir avec les vendeurs ambulants en les envoyant tous à l’hôpital.

Beaucoup, avec noms et prénoms, agissaient à titre individuel ; d’autres intervenaient au sein des « multitudes », quand quelques anonymes procédaient de façon collective.
Des coups, il y en avait de toutes sortes. Les fanfaronnades et insultes des autorités contre un vendeur sans autorisation attiraient un essaim – disaient-ils – de femmes en colère qui défendaient le réfractaire et chargeaient les agents de l’ordre encore armés de leurs matraques pour faire mal.

Destruction de la marchandise

La Soli du 1.12.1931

À l’opinion publique. Les vendeurs ambulants de fruits et de poisson de Barcelone
Nous subissons depuis longtemps une persécution inique et tenace de la part des autorités – persécution qui a revêtu des formes cruelles – pour nous priver de la pitance quotidienne que nous essayons de gagner avec une ténacité qui mériterait un meilleur sort.
Quand nous avons perdu notre travail, et avant de recourir à des moyens honteux, nous avons choisi une forme de commerce humble, il est vrai, mais digne d’être respectée ; et néanmoins nous sommes pourchassés comme des malfaiteurs et on nous enlève notre pauvre marchandise, nous privant de la sorte de l’unique moyen de gagner notre vie.
Puisque c’est le but de cette persécution systématique, nous nous y soumettons : ainsi ne sois pas étonné, peuple de Barcelone, si tu ne vois plus rôder aucun vendeur ambulant ; nous avons décidé d’aller à la grève en raison des préjudices que les autorités nous imposent, étant donné que chaque jour deux mille kilos de marchandise nous sont confisqués.
Et maintenant que nous avons exprimé notre résolution, nous demandons : qu’adviendra-t-il de ces hommes et femmes qui, jusqu’à présent, avec ce commerce gagnaient un misérable pain quotidien ? Qu’arrivera-t-il dans nos foyers quand la faim nous touchera et que la misère nous poussera, d’une façon ou d’une autre, à nous procurer la nourriture de chaque jour ? Qui sera coupable si l‘un de nos compagnons devient délinquant en voyant ses enfants et sa femme sans rien à manger ?
Ces questions nous te les adressons, peuple de Barcelone.
C’est à toi que nous avons recours, toi qui, dans un nouvel élan généreux, ira protester contre cette injustice exercée par les autorités et des placiers sur les marchés, toute cette engeance qui nous condamne sans appel à la misère et au désespoir.
Les vendeurs ambulants.

Barbier ambulant en 1910

Fin novembre 1931 les vendeurs ambulants s’excusaient déjà ainsi auprès de l’opinion publique, car pendant quelques jours ils ne les verraient pas dans les rues puisqu’ils s’étaient déclarés en grève, et que dans les quartiers et bureaux, à l‘instar des remouleurs, commençaient à surgir les commissions contre les autorités cruelles qui leur rendaient la vie impossible. Parmi les actions antérieures, il y avait eu ce meeting d‘octobre de l’année précédente où plus d’un millier d‘entre eux s’étaient réunis pour dénoncer le harcèlement dont ils étaient victimes de la part des autorités et corporations, et pour poser la question de la création d’une confédération qui les rendrait forts. Ils ne tarderaient pas à se constituer en section au sein du syndicat de branche [CNT] de l’Alimentation, et parmi ces associés du quartier nous trouvons Andrés Pérez Casquet [2], ainsi qu’un membre de la famille Céspedes [3].

La Soli du 2.10.1930

Gigantesque meeting des vendeurs ambulants de Barcelone et sa région
Mercredi dernier, à cinq heures de l’après-midi, a eu lieu dans la Maison du Peuple du 5ème arrondissement le meeting attendu des Vendeurs Ambulants de Barcelone et sa Région.
La manifestation a été importante. Elle a eu toute l’ampleur que les organisateurs avaient pronostiquée, avec la présence de plus de mille vendeurs ambulants.

Musiciens dans le quartier de Gracia

On reproche aux anarcho-syndicalistes de l’époque leur pauvreté théorique. On les associe à des rebelles primitifs et même à des millénaristes. Faut-il accueillir au syndicat les vendeurs ambulants ? Est-ce absurde ? Des questions et des réponses ont surgi au fur et à mesure et à travers la pratique quotidienne, avec peut-être des épisodes plus impulsifs qui renvoyaient à plus tard les réflexions apaisées. Une mauvaise et atroce presse cible tout ce qui est relié au lumpen. Mais l‘élargissement du sentiment de classe, la transformation de la révolte instinctive et passagère en pratique et idée persistante se profilent. Un nombre conséquent de ces lumpens, enregistrés dans les rapports des greffiers et dans les feuillets de forces de l’ordre, n’ont pas tardé à contredire les stéréotypes : pendant quelques mois au moins, les pouilleux d‘Aurelio Fernández [4] sont devenus des révolutionnaires.
Absurdité ou bon sens ? L’interrogation maintenant est très – trop – précaire. Ce sont d’autres temps.
…...................................................
Pour accompagner ces luttes qui sont définitivement les leurs, et qui par moments rappellent celles des vendeurs à la sauvette d’aujourd‘hui, j‘ajoute d’autres coupures de la presse ouvrière (La Soli), et je place quelques images de l’époque.
Pere López.

Vendeurs ambulants sur les Ramblas en 1938

Les vendeurs ambulants
Les provocations qui sont commises journellement contre nous par ceux qui vivent de la sueur du peuple sont intolérables, et nous plongent dans le désespoir de la faim.
Le peuple entier doit se solidariser avec nous et protester énergiquement contre ceux qui nous réduisent en esclaves, et nous condamnent à mourir de faim.
Demain c’est nous qui pourrions soutenir la cause de nos frères.
Nous demandons que cesse la persécution contre les vendeurs ambulants, nous voulons gagner le pain de nos enfants, car la crise du travail ne nous permet pas de louer nos bras.
Peuple : n’oublie pas que la misère à laquelle sont condamnés les vendeurs ambulants est, comme la tienne, bafouée par les éclats de rire du monstre capitaliste.
Les vendeurs ambulants
.

Solidaridad Obrera. Vendredi, 7 avril 1933

Les vandales de la mairie. La répression de la vente ambulante
Par le syndicat de la branche de l’Alimentation – Le Comité.
Ce qui se passe actuellement sur les marchés et dans la rue est honteux ; par manque de travail dans leurs métiers respectifs, des ouvriers sont contraints à la vente ambulante pour combattre la faim qui guette leur foyer (quand ils en ont), et procurer un morceau de pain à leurs enfants, faméliques.
Les persécutions et abus de pouvoir dont sont victimes ces honnêtes travailleurs dépassent toutes les limites. Et il est possible que notre patience soit à bout si la mairie de son côté ne met pas un terme aux agissements de la brigade commandée par un certain Vidal.
Pas plus tard que le 4 de ce mois-ci, alors que le plus grand calme régnait sur le marché de la Boquería, une horde de Gardes d’assaut (section municipale [5]) a fait irruption. Oubliant qu’ils avaient aussi une mère, et sans accorder aucune importance à l’âge ou au sexe, ils ont chargé sauvagement ces travailleurs, d’authentiques ouvriers, qui, pour cela même, n’ont pas voulu s’abaisser – ils ne veulent pas déchoir comme beaucoup d‘autres, qui plutôt que de continuer à être des travailleurs, des personnes décentes, ont préféré revêtir un costume bleu, une casquette, un bâton et autres ustensiles, et frapper les leurs, en suivant les ordres. Ces ouvriers sont maltraités et battus uniquement parce qu’ils ne veulent pas mourir de faim et qu’ils veulent vivre dignement.
Ce qui s’est passé sur le marché de la Boquería est totalement inouï, et dépasse les limites de l’entendement. On a lâchement frappé des vieux, des hommes des femmes, et même des enfants ; et ensuite on leur a VOLÉ leur marchandise comme si ceux qui ont ordonné les coups pouvaient en disposer.
Un autre fait tout aussi lâche, répugnant, cruel et sauvage s’est produit hier matin dans le quartier populaire de Pueblo Nuevo.
Des hommes de la Garde d’assaut, façonnés par la mentalité de Aiguader [6], ont fait irruption dans ce quartier et ont frappé tous azimuts des femmes, des personnes âgées et des enfants avec un sadisme qui s’apparente à la plus abjecte criminalité. Un pauvre vieux qui vendait des fruits a été roué de coups, et son panier d’oranges jeté par terre ; quelques-unes ramassées furent offertes à un passant. Celui-ci très indigné dit : « Je ne mange pas ces oranges que vous me donnez car elles sont le produits d’un vol avec violence !“ Il n’aurait jamais du dire ça. Les vandales de « Catalunya Lliure » s’en sont pris à coeur joie à ce pauvre homme, le laissant inconscient par terre. Face à cette agression criminelle, les gens indignés ont protesté, et les hommes de main de la Mairie se sont attaqués aux femmes aux enfants et aux vieux qu’ils piétinaient et menaçaient de leur pistolet. Le scandale a atteint un sommet.
Dans ces affaires, derrière ceux qui ordonnent et dirigent ces coups et vols sont les gens de la Mairie.
Les vendeurs ambulants sont fatigués d’être traités comme ainsi ; d’autant plus qu‘après les avoir dépouillés de leurs marchandises, et expulsés de leur emplacement, on offre ce dernier, et avec une autorisation spéciale, à des vendeuses « chic », ce qui indique qu’il y a une préférence envers elles, car cette fameuse autorisation spéciale est accordée par la même brigade. Allez savoir à quel prix on la leur accorde !!
À la Mairie nous disons : les vendeurs ambulants ont leur Section constituée au sein du Syndicat Unique de la Branche de l’Alimentation. Ensuite : ce Syndicat, soucieux des intérêts de ses affiliés, veut que de tels abus cessent une fois pour toutes. Qu’il soit bien clair que nous ne menaçons pas, mais nous tenons pour responsable de tout ce qui peut arriver la Mairie, et en particulier, le conseiller en fonction.
Compagnons, vendeurs ambulants ! Ne vous laissez pas piétiner ni VOLER votre marchandise ! Courage et en avant pour la lutte, car vous n’êtes pas seuls !

La Soli 29.4.1934

La répression contre la vente ambulante.
Nous avons abordé à plusieurs reprises cette affaire. Presque tous les jours des commissions de vendeurs ambulants viennent visiter notre rédaction pour protester de la façon la plus énergique contre les procédés de la Garde Urbaine, qui depuis quelque jours joue ouvertement du pistolet pour intimider les hommes et femmes qui n’ont d’autre gain dans la vie que ceux que leur procure la vente de quatre douzaines de bananes ou d’oranges.
Ils disent très justement : „Depuis que la République s’est implantée en Espagne, les autorités de Barcelone ont pris des mesures de répression contre les vendeurs ambulants, mesures qui ont considérablement augmenté depuis le transfert de services accordé au gouvernement de La Generalidad.“
Ces mesures ont placé les vendeurs ambulants dans une position désespérante et insoutenable.
Maintenant les hommes doivent raisonner ; il faut que la raison s’impose à la force.
Tout le monde sait que ceux qui s’adonnent à la vente ambulante sont des gens qui se trouvent dans l’incapacité de travailler par manque d’emplois. Ils déclarent : „Comment est-il possible que nous, qui avons participé à l’avènement de la République, soyons traité avec le fouet, et qu‘on nous poursuive dans la rue comme des indésirables ?“
À maintes reprises ces commissions qui nous ont approché ont eu recours aux Rédactions d’autres journaux ; mais leurs plaintes et lamentations n’ont pas été entendues. Plusieurs fois ils en ont appelé aux autorités compétentes pour légaliser et réglementer la vente ambulante comme dans le reste de l’Espagne, mais ils n’ont jamais rien obtenu.
Face à cela il n’y a que deux alternatives : ou bien on les laisse vendre, ou bien on leur donne du travail. Ca serait la solution la plus humaine et la plus juste pour eux car si tel n’est pas le cas, il faut craindre qu’un jour ne se produise quelque chose d’alarmant pour ces mêmes autorités municipales. Même l’animal le plus inoffensif, quand on l’attaque...


Traduction de Juliette

Les giménologues, le 29 mars 2016

Notes :

[1Traduction de l’article de Pere López publié ici : rastrosderostros

[2Vendeur ambulant né à Cuevas de Vera (Almería) en 1909 (?). Affilié au Syndicat de l’Alimentation. Il partit comme milicien dans la colonne Durruti cantonnée à Pina de Ebro. (Note de P. López)

[3Famille habitant dans les casas baratas de Can Tunis : https://rastrosderostros.wordpress.com/antonio-cespedes-asensio/ (Note des Giménologues).

[4Lors de la première réunion du Comité Central des Milices Antifascistes de Barcelone, le 21 juillet 1936, à la question de savoir qui avait vaincu les militaires, le destacado anarchiste A. Fernández répondit : « Ceux de toujours : les pouilleux ». Il faisait allusion aux chômeurs, aux émigrés, à la population marginale et misérable des “casas baratas” de la Torassa, Can Tunis, Somorrostro, Santa Coloma et San Andrés, ou au prolétariat industriel maltraité. » (cf. Momentos insurreccionales : Revueltas, algaradas y procesos revolucionarios, de Laura Nuñez et Andrés Antebi. El Viejo Topo, 2007, p. 198. (Note des Giménologues).

[5Le Corps de sécurité et d’assaut (Cuerpo de Seguridad y Asalto), appelé couramment la Garde d’assaut (Guardia de Asalto) était un corps policier espagnol créé le 30 janvier 1932 par le gouvernement de la Seconde République. L’objectif était la création d’une force de police capable de maintenir l’ordre public et qui reste fidèle à la République. La première grande opération de la Garde d’assaut se déroula en janvier 1933. Elle intervint avec la Garde civile dans la répression de la révolte anarchiste de Casas Viejas, près de Cadix, où plus de vingt habitants furent tués. La brutalité de la répression provoqua une grande émotion populaire. (Note des Giménologues)

[6Jaume Aiguadé Miró était l’un des fondateurs de l’ERC (Esquerra Republicana de Catalunya). Il fut maire de Barcelone de 1931 à 1933. Médecin de formation, Aiguader avait beaucoup publié sur « la condition ouvrière » et les problèmes du logement ; il participa à la criminalisation des quartiers ouvriers en écrivant notamment sur la « perversité » du Raval dans Mirador, le 23 mai 1929 (Sur l’organisation des « paniques morales » à Barcelone voir notre article http://gimenologues.org/spip.php?article656).
Pendant la guerre civile, Aiguader fut nommé ministre sans portefeuille dans le second gouvernement de Largo Caballero (entre novembre 1936 et mai de 1937), puis ministre du Travail et de l’Assistance Sociale sous Negrín, de mai 1937 à août 1938.
(Note des Giménologues)




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