Sortie de l’édition italienne du récit de Nils Lätt sur son séjour en Espagne
Nils Lätt. Miliziano e operaio agricolo in una collettività in Spagna
aux éditions La Baronata de Lugano (Suisse)

Sortie de l’édition italienne [1] du récit de Nils Lätt sur son séjour en Espagne

Nils Lätt. Miliziano e operaio agricolo in una collettività in Spagna

aux éditions La Baronata de Lugano (Suisse)

Cet ouvrage est introduit et annoté par Renato Simoni qui s’est rendu en 2011 à Fabara pour retrouver des traces du Rubio.

Il a pu s’entretenir avec quelques témoins de l’époque : Ramón Rams Melic, l’ancien responsable des Jeunesses libertaires locales, chaleureusement évoqué par Nils dans son récit ; María Mercedes Franc Figueras, fille du vétérinaire phalangiste tué le 9 août 1936 ; María Benages Camarasa, descendante du secrétaire du Centre républicain.

Renato fut aidé dans ses démarches par l’institutrice Lola Bielsa Masdeu qui lui procura le « Règlement de la collectivité de Fabara appelée « Renacer », valable de décembre 1936 à août 1937 ». Renato en cite de larges extraits dans l’appareil de notes.

Légende : « Lätt le marin. Cette photo et d’autres se trouvent sur le site majorquin suivant : http://www.estelnegre.org/documents...

El Rubio a laissé un souvenir marquant dans la mémoire des villageois de Fabara au point d’être présenté à cinquante ans de distance par l’historien local Víctor Cervera Campanales comme l’un des principaux inspirateurs de la collectivité libertaire de 1936.

On apprend qu’en 1979 ou 1980, Nils revint à Fabara « où il passa quinze jours inoubliables dans la famille du compagnon Ramón Rams Melic qu’il accompagnait aux champs en 1937. Il eut aussi l’occasion de revoir Marieta, veuve de l’ami Dioniso Guerri Valls [2], qui s’était occupé de lui avec empressement pendant la guerre [3] ».

On trouvera à la fin du livre une notice de Marianne Enckell avec des éléments nouveaux sur « Les volontaires suédois dans la guerre d’Espagne » : Axel Österberg, correspondant du journal Arbetaren de la SAC (organisation anarcho-syndicaliste suédoise), rédigea à chaud un opuscule sur les barricades de Barcelone en juillet 1936 ; les miliciens Harry Norrblom, Yngve Andersson, Eilert Hagbert et Olov (Olle) Jansson, échappèrent de justesse à la traque des staliniens en Espagne.

On espère voir un jour publiée une traduction de l’autobiographie (et testament politique) de Nils, écrite en 1982 et publiée en suédois en 1993 :
Un anarchiste suédois raconte. Souvenirs de la vie de Nils Lätt, agitateur d’idées libertaires.

Légende : « Photo peut-être prise à Marseille au congrès de l’AIT en 1956 »

On peut passer commande de cette édition en italien auprès de nous.

Les giménologues, 8 mai 2012