Bandeau
Les Gimenologues
Slogan du site
Descriptif du site
Suites de la cérémonie à La Tronche et à Grenoble
Un document nouveau sur les camps d’ Arandon

Aimablement transmis par Brigitte Bouvier, présente en cette journée, membre de l’association Il était une fois Arandon Passins.
En médaillon : schéma du camp d’Arandon. Extrait d’un document des Archives Départementales de l’Isère, dossier 67M8.

Arandon Passins : LES CAMPS D’ARANDON
Nous avons évoqué, dans notre précédente revue, les années laborieuses et fructueuses de l’usine SOFAL, ainsi que de ses successeurs, jusqu’à la disparition de toute activité sur ce site industriel devenu une friche désolante.
Nous allons aujourd’hui remonter le temps pour raconter une autre vie de ce site qui servit de camp d’enfermement de juillet 1939 à février 1941.

À Arandon l’usine de Monsieur VIALLE, florissante dans les années 20, a décliné et fermé ses portes en 1937. (Nous raconterons l’épopée de cette aventure industrielle dans une prochaine revue.) Plus d’activité, plus d’ouvriers, les locaux sont vides et abandonnés, occasionnellement utilisés pour des stockages divers. La population locale vit essentiellement de l’agriculture familiale et vivrière.

Le camp des Espagnols
“la Retirada“. En deux semaines, 475 000 réfugiés franchissent les Pyrénées, poursuivis par les aviations franquiste et italienne. Ils sont alors regroupés dans des camps de fortune sur les plages d’Argelès, Saint- Cyprien et Barcarès, puis sont répartis dans les départements français. L’Isère fait partie des départements désignés pour leur accueil.
C’est ainsi que 2 000 d’entre eux sont débarqués en gare de Grenoble, le 30 janvier 1939, et regroupés au Grand Palais de la Houille Blanche, dans le Parc Paul Mistral. Les conditions sanitaires sont sordides, (35 personnes vont y mourir), et rendent la situation explosive.
Le préfet de l’Isère, dans l’urgence, recense des sites potentiels, sollicite des maires, soulevant de leur part un tollé de protestations : ceux-ci craignent que l’arrivée de tant de réfugiés - ils sont encore 1 500 au mois de mai – ne provoque d’une part des risques sanitaires, et d’autre part, des troubles à l’ordre public dans leur commune.
En effet, la réputation politique de ces Républicains, parfois communistes, parfois anarchistes, inquiète de nombreux édiles. C’est là que M. VIALLE, maire de la commune d’Arandon et propriétaire de l’usine désaffectée, est sollicité par la sous-préfecture de la Tour du Pin pour mettre ses locaux à disposition de l’administration. Une lettre du sous-préfet au préfet de l’Isère, datée du 11 mai 1939, rend compte du résultat de ses recherches dans son arrondissement.

La suite dans le PDF en doc joint

Les Giménologues, 8 décembre 2025