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Les Gimenologues
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Simone Weil i la columna Durruti
Présentation du livre de Xavier Artigas : Viure la força
Avec ici en français le prologue de Myrtille Gonzalbo

A Barcelone le 19mars 2025 à 19 H, à l’Ateneu Enciclopedic , en présence de l’auteur Xavier Artigas, de Myrtille Gonzalbo (prologue) et Amador Fernandez Savater (épilogue)

En l’été 1936, Simone Weil participe à la Guerre Civile en tant que milicienne de la Columna Durruti, un fait qui montre à quel point sa pensée est issue de l’expérience.
Deux ans après, elle envoie une lettre à l’écrivain monarchiste Georges Bernanos, où elle confesse certaines des « atrocités » commises au front par ses camarades anarchistes.
Utilisée comme seule source valable et hors contexte, cette lettre a conduit l’histoire à se souvenir de Weil comme d’une personne ayant participé à la guerre presque par accident, victime d’une certaine innocence.
Dans cette recherche historique minutieuse, Artigas analyse le journal que Weil a écrit à cette époque, connu sous le nom de "Journal d’Espagne", et reproduit pour la première fois dans ce livre, avec l’intention de rétablir l’image de Simone Weil en tant que penseuse politique, qu’elle a réellement été.
(traduction des Giménologues)

On peut lire ici en catalan
https://descontrol.cat/portfolio/viure-la-forca/
le prologue de Myrtille gonzalbo et l’épilogue d’Amador Fernández-Savater

Extrait du prologue en français

"Sans l’avoir prémédité, les Giménologues ont (... ) suivi, trois ans durant, les méandres des causes et nature de la révolution espagnole, et par voie de conséquence ceux de la contre-révolution. Nous avons voulu nous tenir au plus près des faits, sans dissimuler notre point de vue. Ce que nous n’avons pu établir, nous l’évoquons sous forme de pistes à reprendre, en espérant avoir mis en appétit d’autres aficionados".
In Antoine Gimenez, Vol I , Libertalia 2016.

En mai 2022 à Barcelone, deux giménologues ont rencontré Xavier Artigas à sa demande :

« Je travaille dans le cinéma politique et social. Je développe actuellement un projet sur la « participation » de Simone Weil à la Guerre Civile espagnole et sur ses contacts avec certains membres du groupe international de la Colonne Durruti […] comme Mercier, Carpentier, Gimenez ou Durruti lui-même. […] Je serais intéressé à avoir une rencontre avec vous afin de dissiper tout doute que je pourrais avoir sur l’épisode historique en question. […] Je ne voudrais pas tomber dans les mêmes erreurs que certains romanciers ont récemment commises par manque de soin avec les sources historiques. »

L’affaire se présentait bien, et nous ne fûmes pas déçues. Dans la foulée, nous partîmes avec Xavier en direction de Zaragoza. Nous fîmes une première halte après Bujaraloz, au restaurant la Venta de Santa Lucia, là où le « quartier général » de la colonne Durruti s’installa à la mi-août 1936. Xavier réussit à faire parler la maîtresse de maison dont la propre famille tenait l’auberge lors du séjour des miliciens anarchistes. Et cela avait laissé quelques souvenirs… À Pina de Ebro, nous étions attendus par Iván Ballabriga, arrière-petit fils de Pascuala Labarta2, qui nous fit sillonner en tous sens dans son 4/4 l’autre rive de l’Ebre à la recherche de la « granja de Darío ».
Après deux années nourries de conversations, de mise en commun de documents et de trouvailles, nous voilà à rédiger le prologue d’un ouvrage passionnant.

à suivre dans le PDF joint
Myrtille