Accueil du siteGroupe International et protagonistes du récit d’Antoine.
Dernière mise à jour :
dimanche 12 mai 2013
Statistiques éditoriales :
510 Articles
26 Brèves
2 Sites Web
4 Auteurs

Statistiques des visites :
177 aujourd'hui
382 hier
382502 depuis le début
     
Modification de la notice 61 page 398.
lundi 14 mai 2007

popularité : 49%
Modification de la notice 61 page 398 se rapportant au texte d’Antoine. Chapitre « Barcelone mai 37 », page 151.

Notes sur le groupe DAS à Barcelone pendant les journées de mai 37 [1]

Grâce au livre Barcelona Mayo 37. Testimonios desde las barricadas de C. Garcia, H. Piotrowski, et S. Roses, paru à Barcelone aux éditions Alikornio en 2006, nous en savons un peu plus sur les activités du DAS.

Extrait du témoignage [2] de l’Allemand Fred Schröder,un des fondateurs du DAS en 1934, qui travaillait pour le service de presse de la CNT et contribua à démanteler les organisations nazies à Barcelone : « En quelques heures, des barricades étaient érigées dans tout Barcelone. Elles furent construites de telle manière qu’elles bloquaient le quartier général de la police. Nous avions de notre côté occupé le consulat allemand, situé dans une position stratégique très favorable et nous avions construit notre barricade devant. Toute la bibliothèque allemande fut montée sur le balcon et utilisée comme matériau pour la barricade. Les combats durèrent trois jours. C’était un combat étrange. En fait, on n’a jamais essayé de conquérir quoi que ce soit, chacun se bornait à tirer depuis sa barricade. À midi on faisait la pause, on allait manger. On pouvait aller où on voulait. À deux heures, les combats reprenaient [3]..  » Celui [4] du Français Marcel Ollivier, qui a rejoint Barcelone comme journaliste et écrivait en particulier pour La Batalla, journal du POUM, est convergent : [Nous sommes le 4 mai] « Calle Salmeron et dans toutes les rues menant de la Diagonale au quartier ouvrier de Gracia, de nouvelles barricades avaient surgi. Des groupes de jeunes gens armés de revolvers et de fusils patrouillaient. Devant l’immeuble de l’ancien Consulat d’Allemagne, les anarchistes de la « DAS » (…) avaient construit une barricade, surmontée d’une mitrailleuse, d’où ils dominaient toute la perspective du Paseo de Gracia. Au carrefour de cette dernière voie et de la Diagonale, il fallait passer entre la barricade du POUM et celle de la garde d’assaut, au risque de recevoir une balle qui ne vous était pas destinée. »

Confronté au récit d’Antoine qui, en parlant du siège du « groupe Spartacus », désigne en réalité celui du DAS [5], ces témoignages nous permettent de corriger ce que nous écrivions dans la note 61. Antoine et Madeleine participent à la résistance contre le coup de force de la Generalitat depuis le bâtiment du consulat allemand sis au Paseo de Gracia, numéro 132 [6]. La calle Francoli où ils résidaient ces journées-là se trouve quelques centaines de mètres plus au nord. Ils n’ont donc pas rejoint la caserne Spartacus où se battaient d’autres volontaires étrangers, près du port, comme nous l’avions écrit.

Ajoutons que presque tous les libertaires allemands furent arrêtés dans les journées et mois qui suivirent les affrontements de Barcelone : ce furent les communistes allemands qui s’en chargèrent avec zèle [7]. Fred Schröder et sa femme furent parmi les rares à être libérés sans aller en prison : plusieurs Allemands du Groupe International passèrent des mois en prison, voire des années. Willi Paul, Helmuth Kirschey, Rudolf Michaelis, Gustav Doster en sortiront vivants…

 

[1] Modification de la note 61 p.398 des Fils de la nuit se rapportant au texte d’Antoine, chapitre Barcelone mai 37, page 151.

[2] Schwarz Rotbuch : Dokumente über den Hiltlerimperialismus. Barcelona Asy 1937, édité par le Groupe DAS ; réédité par Ahrens et Degen in « Wir sind es leid, die Ketten zu tragen », Jacobson Berlin 1979 p. 90-91

[3] Suite en espagnol pp. 177-180 avec une notice sur le DAS, et le plan de Barcelone en mai 37 p.190

[4] extrait de : Révolutionnaires en Catalogne. 1936-1937. Groupe DAS-Marcel Ollivier. Spartacus 1937 ; dernière édition 2006 pp. 53-83.

[5] Précisons qu’il existe bien un lien entre les anarcho-syndicalistes allemands et le périodique Spartacus créé en 1934 par le Français René Lefeuvre. Ce sont les Cahiers Spartacus qui publieront en mars 1937 le texte Que sont la CNT et la FAI, non signé mais rédigé par des membres du DAS. Comme le mensuel éphémère du même nom publié par André Prudhommeaux en 1931, ce titre fait référence aux révolutionnaires allemands de 1918.

[6] au croisement avec l’Avenida del 14 de Abril, aujourd’hui connue sous le nom de Diagonal. Ce bâtiment avait été occupé après les combats de juillet 36 auxquels avaient participé des membres du DAS réfugiés à Barcelone

[7] Cf. le récit des Thalmann

Articles de cette rubrique
  1. A Contretemps N°8.
    31 mai 2005

  2. Au Bar Scandinavia.
    6 mars 2006

  3. Groupe International : organigramme et chronologie.
    19 juin 2006

  4. Pour le bien de la Révolution.
    16 juillet 2006

  5. Refus de la légende.
    17 octobre 2006

  6. Combats pour la liberté.
    19 novembre 2006

  7. Trois affiches de la colonne Durruti.
    29 décembre 2006

  8. La bataille de Santa Quiteria.
    15 février 2007

  9. Texte de Charles Ridel alias Louis Mercier Vega
    1er avril 2007

  10. Modification de la notice 61 page 398.
    14 mai 2007

  11. Du nouveau du côté de Bobini.
    23 mai 2007

  12. Un blog sur Robert Léger.
    9 septembre 2007

  13. Notice sur Bruno Castaldi.
    12 mai 2008

  14. Fiche de recherche pour Otto
    6 juin 2008

  15. Suzanne Hans et Louis Recoule
    4 novembre 2008

  16. Article tiré de l’Espagne Antifasciste du 4 novembre 1936
    4 novembre 2008

  17. RETOUR SUR LA LETTRE DE SIMONE WEIL À BERNANOS
    8 juin 2009

  18. RETOUR SUR UNE CONTROVERSE :
    LOUIS MERCIER, SIMONE WEIL

    15 juin 2009

  19. Du nouveau du côté de la famille Valero Labarta de Pina de Ebro
    7 novembre 2009

  20. Retour sur la bataille de Farlete du 8 octobre 1936
    27 avril 2010

  21. Volontaires suisses dans la colonne Durruti
    3 juin 2010

  22. Nisse Lätt, anarchiste suédois
    3 juin 2010

  23. Isidro BENET
    14 juillet 2010

  24. Parcours d’Isidro Benet (2)
    14 juillet 2010

  25. Retour sur la lettre de Simone Weil à Georges Bernanos
    10 septembre 2010

  26. Parcours d’Isidro Benet (3) Version corrigée
    30 septembre 2010

  27. Parcours d’Isidro Benet (4)
    7 octobre 2010

  28. Recorrido 4 Isidro Benet
    7 octobre 2010

  29. Appel aux travailleurs marocains
    25 octobre 2010

  30. En las ríberas del Ebro
    30 novembre 2010

  31. Augusta, Mimosa
    10 mai 2011

  32. Nils (Nisse) Lätt
    10 mai 2011

  33. Des nouvelles d’Isidro Benet depuis Valencia
    19 juillet 2011

  34. Pour Isidro
    10 octobre 2011

  35. Nils Lätt. Miliziano e operaio agricolo in una collettività in Spagna
    8 mai 2012

  36. El nazismo al desnudo. El soporte del nazismo al Alzamiento Nacional
    8 mai 2012

  37. « Milicien et ouvrier dans une collectivité en Espagne »
    27 février 2013

  38. Sur les volontaires suédois dans la guerre d’Espagne
    27 février 2013

  39. « Actualité » de Simone Weil. 2
    19 avril 2013