Dífferent 5 ! L’autre cinéma espagnol
A l’Instituto Cervantes de Paris [1]
En présence du réalisateur Enric Miró
Le domaine de Somonte (province de Cordoue) a été réoccupé par une centaine de personnes le 27 avril 2012 après une décision prise en assemblée.
Les jornaleros et jornaleras de Somonte ont été soutenus par des habitants des villages des alentours.
Ils invitent à une rencontre sur place ce premier mai à partir de 11 heures le matin.
« Mon père était ouvrier à l’usine et le reste du temps avec ses compagnons, il préparait la révolution sociale. Enfant, dans les années cinquante, je considérais mon père comme quelqu’un ayant deux métiers : ouvrier et révolutionnaire. »
Les femmes et les hommes qui vécurent cette odyssée s’affrontèrent, la rage au ventre à l’ignominie des pouvoirs. A la joie, la vitalité et l’enthousiasme immense qui régnaient durant la révolution espagnole succéderont la détresse des réfugiés, dépossédés de leurs armes et parqués honteusement dans des camps de concentration français, la résistance contre le fascisme et l’espoir déçu d’un retour en Aragon.
Nous nous souviendrons longtemps, avec tendresse, de cette grand-tante chanteuse de music-hall à Barcelone, de ces grands oncles rebelles et aventuriers, bandoleros au service du mouvement libertaire, de cette grand-mère se répandant d’affection pour ses petits-enfants, leur chantant Hijos del pueblo, l’hymne des anarchistes. Nous repenserons au restaurant populaire collectivisé de Sarinena où se rencontrèrent Juliana et Eusébio, les parents de l’auteur. Nous les imaginons débordant de révolte, de désir et d’espérance. Ils prennent place dans notre mémoire…
A commander à l’Atelier de Création Libertaire